La France a terminé l’année sous le choc : l’annonce, le 28 décembre 2025, de la mort de Brigitte Bardot, à l’âge de 91 ans, a provoqué une vague d’hommages. Actrice emblématique du XXᵉ siècle, chanteuse et militante pour la cause animale, BB laisse une empreinte culturelle et médiatique profonde. Mais dès les premiers hommages, la figure de Bardot s’est retrouvée au cœur d’une controverse, illustrant la complexité de son parcours et la difficulté à dissocier l’œuvre publique des choix privés.
Héritage public et premières réactions
Brigitte Bardot est célébrée pour sa carrière cinématographique et son engagement pour la protection des animaux. Les hommages institutionnels et médiatiques ont afflué, rappelant son statut d’icône internationale, son influence sur la mode et le cinéma, et ses combats militantes. Sa disparition, survenue fin décembre 2025, a composé un paysage médiatique mêlant émotion, commémorations et analyses rétrospectives.
Dans ce contexte de recueillement, certains voix ont toutefois voulu rappeler les zones d’ombre de la vie privée de l’ancienne star. Ces rappels ont rapidement tourné à la polémique, lorsque des propos tenus en direct sur RMC ont ravivé des souvenirs personnels jugés douloureux par certains.
Polémique lancée sur RMC : « une femme qui n’élève pas son fils »
Le 29 décembre 2025, sur le plateau des Grandes Gueules (RMC), un auditeur prénommé Christophe, présenté comme gérant de société, est intervenu pour nuancer ce qu’il percevait comme une idéalisation excessive. Tout en déclarant son respect pour l’actrice — « Je respecte l’actrice, paix à son âme, elle était magnifique, la plus belle femme du monde… » —, il a critiqué un aspect intime de sa vie familiale.
« Mais une femme qui dit que son fils était comme une tumeur en elle, qui n’a jamais élevé son fils alors qu’elle en avait les moyens, est‑ce vraiment une icône ? » a‑t‑il lancé. Il faisait référence au fils de Bardot, Nicolas Charrier, né de son union avec Jacques Charrier, et suggérait que cette réalité personnelle devrait tempérer l’image d’icône absolue qui s’imposait après sa disparition.
Christophe a insisté sur ce qu’il considérait comme un angle mort des hommages : « On oublie trop ce côté‑là, on voit la madone actrice, la protectrice des animaux, mais elle aurait pu assumer. » Ces mots ont immédiatement relancé un débat sur la responsabilité parentale et la place accordée aux aspects privés dans les commémorations publiques.
Défense et contre‑attaque : le débat s’enflamme
Face à cette attaque, la chroniqueuse Barbara Lefebvre, présente sur le plateau, a riposté vigoureusement. Elle a renversé la perspective en suggérant que refuser une maternité néfaste pouvait être un acte protecteur. « Vous auriez préféré qu’elle soit une mère toxique pour son fils ? » a‑t‑elle demandé, rappelant que l’enfant avait été élevé par son père.
« Elle n’avait pas envie de mal faire. Vu les dégâts que font les mères toxiques, je me dis qu’elle a bien fait », a‑t‑elle ajouté, évoquant par ailleurs un contexte conjugal marqué, sans entrer dans des détails non sourcés. L’animateur Alain Marschall, Olivier Truchot, ainsi que d’autres intervenants — l’avocat Charles Consigny et l’intervenante sociale Élina Dumont — ont participé à la discussion, qui a opposé respect dû aux défunts et examen critique des choix personnels.
Le débat a mis en relief une interrogation plus large : jusqu’où est‑il légitime d’intégrer la vie privée d’une personnalité dans son héritage public ? La tension entre l’admiration pour l’œuvre et l’évaluation des actes privés a animé les échanges, sans produire de consensus.
Sur les réseaux, la séquence a été relayée et commentée. Parmi les extraits partagés, un message retranscrit sur Twitter circulait ainsi : « 🇫🇷 Mort de Brigitte Bardot 📞 Christophe : « Je respecte l’actrice ! Mais pour moi, une femme qui dit que son fils était comme une tumeur en elle… elle n’a jamais élevé son fils ! Et on dit que c’est une icône ?! Une femme qui n’élève pas son fils n’est pas une icône » #GGRMC pic.twitter.com/tszTSVrZS4 ».
La controverse illustre la difficulté des médias et du public à concilier hommage et regard critique, surtout lorsqu’il s’agit d’une figure aussi médiatique que Brigitte Bardot. Elle montre aussi que, même après la disparition, une personnalité peut continuer à diviser et à susciter des débats sur ses choix personnels.
Au‑delà des postures, les échanges ont rappelé la nécessité d’aborder les vies publiques avec nuance, en évitant les simplifications. Les hommages à Bardot ont donc cohabité, ces derniers jours de décembre 2025, avec des questionnements sur la manière dont la mémoire d’une icône doit être restituée au public.


