Mercredi 18 février 2026, la matinale de RTL a pris des allures de spectacle mêlant politique et humour. Invitée pour présenter sa campagne, Rachida Dati, candidate à la mairie de Paris et ministre de la Culture, s’est soumise à un entretien serré avec Olivier Boy, qui remplaçait Thomas Sotto, convalescent à la suite d’un accident de vélo.
Un entretien politique musclé
L’échange avec Olivier Boy a duré près de dix minutes et a abordé plusieurs dossiers sensibles de la campagne parisienne. Rachida Dati n’a pas esquivé les sujets difficiles : elle a notamment évoqué les suites de la mort de Quentin Deranque à Lyon, sujet qui a fortement ému l’opinion publique, ainsi que ses accusations récentes contre le magazine de France 2, « Complément d’enquête », devant la commission parlementaire sur l’audiovisuel public début février.
Sur le plateau, la ministre a alterné entre fermeté et phrases percutantes. Son aisance à passer de dossiers sérieux à anecdotes plus légères a marqué le ton de l’émission. L’ambiance est restée électrique, et l’entretien a permis de rappeler les axes centraux de sa campagne pour la mairie de Paris.
Une chronique qui détend l’atmosphère
Quelques minutes après cet échange politique, l’humoriste belge Alex Vizorek a pris le relais pour sa chronique. La tension retombée, l’esprit du plateau s’est détendu. Vizorek a lancé une pointe d’ironie en évoquant la réception d’Éric Coquerel la veille par Thomas Sotto : « Vous en venez à regretter Coquerel ».
Rachida Dati a saisi l’occasion pour une répartie spontanée, brisant la glace et déclenchant l’hilarité générale. Elle a répondu en faisant référence à la chute dont a été victime Thomas Sotto, affirmant : « Et moi, Sotto » puis enchaînant avec un trait d’humour sur la voirie parisienne : « D’ailleurs, il s’est cassé la gueule à cause de la voirie défoncée à Paris. Donc voilà, il va voter pour moi. Monsieur Sotto, on se réconcilie ».
Cette réplique, mêlant ironie et autodérision, a donné à l’émission un ton décalé où politique et humour se sont retrouvés côte à côte. Les rires ont ponctué l’antenne, et la séquence a été relayée sur les réseaux sociaux. L’un des messages partagés reprend la phrase de la ministre en y ajoutant une note moqueuse : « Thomas Sotto s’est cassé la gueule à cause de la voirie défoncée à Paris donc il va voter pour moi ! » Rachida Dati sans filtres sur RTL vole la vedette à Alex Vizorek😂 pic.twitter.com/QrzeAiqFCo
La chute de Thomas Sotto, contexte et prudence
Thomas Sotto était absent de la matinale car il se remet d’un accident de vélo, selon les informations diffusées lors de l’émission. Olivier Boy officiait en tant que remplaçant pour assurer la continuité de la matinale. Le court échange sur la blessure du journaliste est resté sur le registre de la plaisanterie, sans détail médical supplémentaire ni indication sur l’état de santé exact du présentateur.
La formule employée par Rachida Dati mêlant critique de la voirie et humour politique illustre la façon dont les personnalités publiques exploitent un incident pour marquer les esprits. La séquence montre aussi la porosité entre débat politique et divertissement dans certaines émissions matinales.
Réactions et portée médiatique
Sur le plateau, les rires et l’ambiance détendue ont été la marque de la réussite de la transition entre la partie politique et la chronique humoristique. La répartie de Rachida Dati a été relayée en ligne, où elle a suscité commentaires et partages. Il s’agit d’un exemple contemporain de communication politique : un trait d’humour bien placé peut transformer une visite promotionnelle en séquence virale.
Rachida Dati est donc repartie de RTL en ayant à la fois vendu son message de campagne et généré un moment léger qui a retenu l’attention des auditeurs. Quant à Thomas Sotto, son absence a servi d’élément de contexte pour la boutade, sans que l’émission n’apporte d’informations nouvelles sur sa convalescence.
La matinale de ce mercredi illustre la capacité de l’antenne à combiner informations politiques sérieuses et passages plus légers, quitte à jouer sur les incidents personnels des acteurs médiatiques pour créer un moment mémorable.


