Chloé Jouannet passe un nouveau cap professionnel : le court-métrage qu’elle a réalisé, Allez ma fille, est adapté en long métrage et le tournage vient de commencer. À 28 ans, la comédienne s’appuie sur ses proches pour ce projet qui marque une étape importante de sa carrière.
Un passage du court au long métrage et une mise en scène familiale
Allez ma fille, qui avait déjà été distingué au Festival de l’Alpe d’Huez en 2024 en remportant le prix du court-métrage, prend de l’ampleur. La transformation en long métrage a débuté concrètement le jeudi 19 mars, comme l’attestent les photos publiées par Chloé Jouannet sur son compte Instagram.
Le film raconte l’histoire d’Alex, un père de 45 ans récemment divorcé. En accompagnant sa fille Jade à une compétition de twirling, il se retrouve face à une situation inédite qui va le bousculer. Le récit promet de mêler humour et émotions familiales autour d’un dispositif sportif peu médiatisé : le twirling.
Pour ce projet, Chloé mise une nouvelle fois sur le cercle familial. Le casting réunit sa tante Audrey Lamy, son père Thomas Jouannet et sa demi-sœur Mado. Cette « réunion de famille » à l’écran illustre aussi le soutien présent dans les coulisses : Alexandra Lamy, sa mère, a régulièrement encouragé Chloé depuis ses débuts et suit ce nouveau tournage avec fierté.
Chloé Jouannet, entre direction et engagement public
Si Chloé porte aujourd’hui un film qu’elle a elle-même développé, elle ne se contente pas de l’image de « fille de » : elle est créditée comme comédienne et réalisatrice, et assume une ambition singulière dans le 7e art. Ses publications sur les réseaux ont permis aux fans de suivre les premières étapes du tournage et d’apercevoir l’atmosphère du plateau.
La mise en avant d’un entourage familial à l’écran et derrière la caméra interroge aussi la manière dont les dynasties artistiques se prolongent. Chloé semble toutefois vouloir capitaliser sur ses propres choix artistiques, en tirant parti de ses liens sans s’y réduire.
Une prise de parole sur l’affaire Patrick Bruel
À la veille du début du tournage, Chloé Jouannet a également publié un message sur les réseaux sociaux au sujet des accusations visant Patrick Bruel. Les faits rapportés dans la presse évoquent au moins deux plaintes : l’une pour tentative de viol et agression sexuelle en 1997, l’autre pour viol, plus récente et faisant l’objet d’une enquête. Par ailleurs, Mediapart a publié des révélations selon lesquelles six femmes accuseraient Patrick Bruel de violences sexuelles entre 1992 et 2019.
Contacté par la presse, l’avocat de l’artiste a nié les faits et est cité déclarant que son client n’a « jamais cherché à contraindre quiconque à un acte sexuel ». Le témoignage d’Andréa Bescond, qui évoque un comportement de l’artiste lors d’une soirée, a relancé le débat. Cette prise de parole a reçu des soutiens publics, parmi lesquels Alexandra Lamy et sa fille Chloé.
Sur Instagram, Chloé Jouannet a commenté la révélation des plaintes par un court message : « Enfin ! » (citation issue de sa publication). Ce post traduit une réaction personnelle relayée par les médias et les réseaux sociaux.
Entre carrière et responsabilités publiques
Le choix de s’exprimer publiquement sur une affaire judiciaire révèle la porosité actuelle entre vie professionnelle et engagement citoyen chez les personnalités publiques. Pour Chloé Jouannet, l’actualité du tournage et celle du débat médiatique coïncident, faisant de cette période un moment charnière.
Le tournage d’Allez ma fille et la médiatisation de prises de position personnelles montrent que la comédienne-réalisatrice occupe désormais une place à part entière dans le paysage culturel. Reste à voir comment ce premier long métrage contribuera à façonner sa trajectoire artistique, et quelle place occuperont ces engagements publics dans son image à long terme.


