Le 21 mars, Catherine Ceylac était l’invitée de Léa Salamé dans l’émission « Quelle époque » sur France 2. L’occasion pour l’ancienne animatrice de « Thé ou Café » de revenir sur sa longue carrière et de partager des confidences tirées de son autobiographie Intime, parue le 12 mars aux éditions du Cherche-Midi.
Un livre pour raconter une vie à la télévision
À 71 ans, la Rennaise retrace dans Intime « son parcours singulier » et promet de dévoiler, « avec pudeur et sincérité une part de son intimité », selon la quatrième de couverture. Animatrice pendant vingt-trois ans de l’émission culte « Thé ou Café », qu’elle a également produite et dirigée, Catherine Ceylac revient sur des entretiens marquants avec des artistes et sur les coulisses d’une émission qui a tenu la longueur avant d’être devancée par « Vivement dimanche » de Michel Drucker.
Lors de l’entretien avec Léa Salamé, elle a évoqué ses débuts comme speakerine sur Antenne 2, sa période de co-présentation d' »Incroyable mais vrai » (1981-1983) avec Jacques Martin, et des épisodes personnels bien plus lourds, qu’elle analyse aujourd’hui depuis la distance qu’offre le temps.
Le récit d’une collaboration contrariée avec Jacques Martin
La conversation a pris un tour plus sombre lorsque la question a porté sur sa collaboration avec Jacques Martin. Léa Salamé a résumé la situation en ces termes : « Vous passez de speakerine à ‘potiche’. Vous expliquez qu’en gros, vous êtes ‘plante verte’ et vous allez vous faire virer parce que vous refusez ses avances ».
Dans son récit, Catherine Ceylac décrit une relation professionnelle qu’elle juge déséquilibrée et frustrante. Elle confie : « C’était un très mauvais partenaire […] Je me disais : ‘Je vais apprendre plein de choses avec lui, c’est un grand professionnel' ». Selon elle, la réalité était autre : « Il ne me donnait jamais le contenu de l’émission donc j’étais effectivement la potiche, la plante verte parce que j’étais la blonde un peu naïve, je souriais et ça lui suffisait amplement ».
Elle relate un épisode précis : un dîner dans un restaurant asiatique du 8e arrondissement, où elle pensait discuter du travail. À la fin du repas, dit-elle, il lui a répondu : « On rentre ensemble ». Quelques mois plus tard, elle a appris qu’elle ne serait pas reconduite à l’antenne. Catherine Ceylac n’exprime pas de doute sur le lien entre ces événements et la fin de sa collaboration.
Il est important de souligner que ces éléments sont présentés comme le témoignage de l’intéressée, lors d’une émission télévisée et dans son livre. Le récit met en lumière la part intime et professionnelle qu’elle choisit d’exposer aujourd’hui.
Autres confidences : jeunesse, choix et tabous
Outre ses mésaventures professionnelles, Catherine Ceylac a évoqué des épreuves personnelles lourdes, parfois peu connues du grand public. Elle a ainsi raconté avoir eu recours à un IVG clandestin à l’âge de 15 ans, une confidence qu’elle livre dans le cadre plus vaste de son autobiographie.
Sur l’antenne de France 2, ces révélations ont été traitées avec la tonalité mêlée de distance et d’émotion que requiert ce type de récit. Elles offrent un éclairage sur les tensions que peut receler une carrière médiatique, entre succès publics et blessures privées.
Un message associé à la sortie du livre circulait également sur les réseaux sociaux, avec le texte suivant : « Avant de devenir une icône de la télé française, @Cceylac a traversé des épreuves que personne ne soupçonnait : un IVG clandestin à 15 ans, une carrière sabotée par un grand nom de la télé… Son autobiographie ‘Intime’ les révèle. » (lien aperçu : https://pic.twitter.com/1bGYfZr9kW).
Dans Intime, Catherine Ceylac dit vouloir restituer son histoire avec franchise, dialoguant avec sa propre trajectoire de femme, de journaliste et d’animatrice. Son témoignage illustre, une fois de plus, comment les carrières publiques peuvent être marquées par des épisodes déterminants, longtemps tus.


