Canal+ et Le Grand Journal : comment le passage controversé d’Arié Elmaleh, visé initialement par Laurent Delahousse, a précipité la chute de l’émission

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Ce 21 octobre 2025, France 3 diffuse le deuxième épisode de la série policière « Rendez-vous avec le crime », où Arié Elmaleh partage l’affiche avec Sophie De Fürst et Gaëlle Bona. L’acteur, frère de Gad Elmaleh, a commencé sa carrière au théâtre avant de se tourner vers le cinéma et la télévision. Parmi ses faits d’armes médiatiques figure une participation en 2013 au retour très commenté du « Grand Journal » sur Canal+.

Un pari éditorial ambitieux en 2013

La saison 2013 du « Grand Journal » avait été lancée comme un vaste reboot. Michel Denisot venait de quitter la présentation après dix ans à la tête de l’émission et Canal+ cherchait un successeur capable de redonner au programme son souffle d’antan. Les rumeurs de candidats ont rapidement circulé : Alessandra Sublet a été évoquée, mais c’est surtout le nom de Laurent Delahousse qui a retenu l’attention.

D’après Télé 2 Semaines, le journaliste de France 2 aurait même pris l’initiative de frapper à la porte du patron de Canal+, Rodolphe Belmer, pour proposer sa candidature. Canal+ n’a pourtant pas donné suite, choix qui a alimenté les commentaires au sein des médias de l’époque.

Ambitions et tensions en coulisses

La candidature présumée de Laurent Delahousse a laissé des traces dans les témoignages. En 2018, Michel Drucker déclarait au Parisien : « Laurent Delahousse n’est pas un mec bien. Il a demandé ma place pendant près de dix ans. Chaque saison, il menaçait la direction de partir s’il n’avait pas le 19 heures alors que j’étais une locomotive pour son journal ». Il ajoutait : « Au départ, je ne le croyais pas. Jusqu’au jour où il l’a dit ouvertement. Ça m’a peiné. J’ai trouvé ça surréaliste. Il a été d’une inélégance. C’est même le Ballon d’or de la discipline. Et en interne, je ne suis pas le seul à le penser. »

Qu’on lise ces propos comme le récit d’un conflit professionnel ou comme la trace d’ambitions tempérées, le fait est que Laurent Delahousse a finalement choisi la prudence et est resté à la présentation du journal du week-end sur France 2.

Arié Elmaleh, un intervenant décalé mal reçu

Canal+ a finalement nommé Antoine de Caunes pour relancer l’émission, figure familière des années Nulle Part Ailleurs. Dans cette nouvelle équipe, Arié Elmaleh a été recruté comme intervenant humoristique et décalé, chargé de courtes « pastilles » : sketches, saynètes et séquences censées reconnecter le programme avec l’esprit de la chaîne des années 1990.

Le pari n’a pas convaincu. Après seulement deux émissions, les critiques sont tombées. Télérama a ironisé : « Un nouveau venu, Arié Elmaleh, interprète ‘le tube l’été’ (celui de Daft Punk) en flamand et au ukulélé. Ça ne vaut pas le Top 50. Et ça ne nous rendra pas Les Nuls. » Pour L’Express, la présence du comédien était encore plus problématique : « On supporte mal également la présence d’Arié Elmaleh, frère de l’humoriste star, qui n’a visiblement pas sa place dans l’émission. »

Face à ces retours négatifs, Arié Elmaleh a quitté l’aventure télévisuelle : un an plus tard, il était retourné à ses activités d’acteur et de metteur en scène.

La fin d’un monument télévisuel

Au-delà de la controverse autour de quelques recrues, le « Grand Journal » a traversé une période d’instabilité. Le départ de personnalités comme Mouloud Achour, parti lancer sa propre émission « Clique », ou celui de Vincent Glad, fatigué par le rythme quotidien, a laissé des vides sur le plateau. D’autres voix ont su se distinguer, telles que Doria Tillier, Jean‑Michel Aphatie ou Augustin Trapenard, mais l’émission n’a pas retrouvé la cohésion de son âge d’or.

Les saisons suivantes ont vu plusieurs tentatives de relance et de nouvelles directions éditoriales, avec Maïtena Biraben puis Victor Robert aux commandes, sans réussir à stabiliser durablement le format. Finalement, l’émission s’est essoufflée et a pris fin, marquant la fin d’un chapitre important de la télé française.

Reste que cette période demeure parlante : elle illustre la difficulté de concilier héritage et modernité, la fragilité des équipes face aux ambitions individuelles, et le risque des paris esthétiques quand l’audimat et la critique se montrent sceptiques. Pour Arié Elmaleh, l’expérience télévisuelle fut brève ; pour le « Grand Journal », elle fait partie d’une série d’épisodes qui ont précipité sa sortie de l’antenne.

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