Invitée dimanche 4 janvier 2026 sur le plateau du 20 Heures de TF1, Brigitte Macron est revenue publiquement sur la polémique née de ses propos tenus en marge d’un spectacle d’Ary Abittan. La Première dame s’est exprimée lors du lancement de l’opération Pièces Jaunes, se disant « absolument désolée » d’avoir blessé ou choqué des femmes, et expliquant sa réaction par un mélange d’émotion et de spontanéité.
Le contexte de la controverse
Les échanges remontent au 6 décembre dernier, quand des militantes du collectif féministe #NousToutes ont perturbé une représentation d’Ary Abittan. L’humoriste faisait face à une accusation de viol, qui a finalement donné lieu à un non-lieu. Présente dans la salle ce soir-là, Brigitte Macron avait alors qualifié ces militantes de « sales connes », des mots qui ont déclenché une vague d’indignation publique.
Ces propos ont été relayés et commentés sur les réseaux sociaux, et plusieurs personnalités du cinéma, dont Judith Godrèche et Marion Cotillard, ont pris la parole. La portée des réactions a poussé la Première dame à revenir sur ses mots devant les caméras de TF1, au cours d’une interview menée par Audrey Crespo-Mara.
Des excuses publiques et des explications
Sur le plateau du 20h, Brigitte Macron a tenté d’expliquer sa présence à la représentation et le déroulé de la soirée : « J’étais dans la salle de spectacle pour voir le spectacle d’Ary Abittan, on me demande de monter dans la loge parce qu’il était inconfortable. La veille, la salle avait été occupée par 4 ou 5 personnes avec des masques… », a-t-elle déclaré.
Elle a ensuite formulé des excuses : « Je suis absolument désolée d’avoir blessé les femmes qui ont pu se sentir agressées ou d’avoir choqué ». Elle a reconnu que ses « termes n’étaient certainement pas adéquats » et a affirmé son soutien aux combats féminins : « Je suis à côté des femmes dans tous leurs combats et je pense qu’elles le savent ».
Brigitte Macron a aussi livré une prise de recul personnelle : « Il y a des moments où j’oublie, et je ne devrais pas, mais je ne suis pas épouse de président à longueur de temps. Il y a des moments où Brigitte reprend le dessus et Brigitte n’est pas une femme mesurée ». Ces mots, voulus explicatifs, n’ont pas calmé toutes les réactions et ont relancé le débat public autour du rôle et de la parole des premières dames.
Réactions et polarisation de l’opinion
La sortie de la Première dame a provoqué des réactions contrastées. Pour certains, ses excuses montrent une volonté d’apaisement et de clarification après une prise de parole maladroite. Pour d’autres, la formulation initiale reste symptomatique d’une insensibilité face aux mobilisations féministes, d’autant que des figures du cinéma ont publiquement exprimé leur colère.
Le débat s’inscrit dans un contexte plus large : la manière dont les personnalités publiques réagissent aux mouvements féministes et aux accusations sensibles. La mention du non-lieu pour Ary Abittan est un élément factuel important de ce dossier. Elle explique en partie la tension autour de la représentation et la réaction du public présent ce soir-là.
Un extrait publié sur les réseaux retranscrit une partie de l’entretien : « Polémique sur les propos de Brigitte Macron à l’égard d’activistes féministes : ‘Je suis absolument désolée d’avoir blessé les femmes qui ont pu se sentir agressées ou d’avoir choqué’, réagit-elle. ‘Je suis à côté des femmes dans tous leurs combats.’ ➡️ avec @audrey_crespo pic.twitter.com/MYz6SVQPjV ».
Ce que dit l’entourage et ce qui reste incertain
Dans ses déclarations, Brigitte Macron a évoqué les circonstances concrètes de la soirée mais n’a pas fourni d’autres éléments factuels nouveaux. L’entourage du couple présidentiel n’a pas publié d’éléments supplémentaires au moment de l’interview, et aucun communiqué complémentaire n’a été mentionné dans l’entretien retranscrit sur TF1.
Plusieurs points restent sensibles : l’impact exact des mots de la Première dame sur les militantes, la portée médiatique des réactions d’actrices célèbres, et les suites éventuelles de cette polémique dans l’espace public. À ce stade, Brigitte Macron a demandé pardon et a expliqué sa spontanéité, mais la controverse témoigne d’une polarisation persistante autour des questions de féminisme et de responsabilité des personnalités publiques.
La séquence a par ailleurs eu lieu lors du lancement de Pièces Jaunes, opération caritative dédiée aux enfants hospitalisés, rappelant le contraste entre l’agenda public de la Première dame et les débats qui entourent désormais chacune de ses prises de parole.


