Depuis plusieurs années, les publicités du programme minceur Comme j’aime occupent une place récurrente sur les chaînes de télévision. L’arrivée de Benjamin Castaldi comme visage de la marque a toutefois amplifié les réactions : les spots, diffusés à grande fréquence, suscitent désormais moqueries et débats sur les réseaux sociaux.
Une égérie inattendue et assumée
Benjamin Castaldi n’était pas le choix attendu pour représenter un programme de perte de poids. Connu pour avoir animé des formats populaires comme Nouvelle Star et Secret Story, et pour son rôle de chroniqueur dans l’émission Touche pas à mon poste ! auprès de Cyril Hanouna, il s’est pourtant retrouvé au centre d’une campagne commerciale très visible.
À l’époque de son engagement, l’animateur explique peser 96 kg pour 1,75 m et vouloir perdre quelques kilogrammes. Ce projet personnel aurait été transformé en contrat publicitaire à l’initiative de sa compagne, Aurore Aleman. Selon Castaldi, c’est elle qui lui aurait lancé : « Tu ne vas pas commander Comme j’aime. Je vais appeler les patrons de Comme j’aime et tu vas devenir leur égérie ». De ce souhait commun est né un partenariat qui l’expose aujourd’hui au regard du public.
Des spots omniprésents et des réactions vives
La répétition des publicités et le ton direct des messages ont rapidement fait réagir les internautes. Sur Twitter, Instagram et d’autres plateformes, plusieurs utilisateurs se sont amusés des tournures des spots et de la manière dont l’animateur conclut certaines séquences. Les montages vidéo détournés et les commentaires moqueurs circulent régulièrement, contribuant à une image contrastée de la campagne.
Face à ces attaques, Benjamin Castaldi refuse de se laisser déstabiliser. Invité par la journaliste Isabelle Morini-Bosc dans son émission Isa TV, il est revenu sur l’ampleur des critiques et sur son irritation. Pour lui, certaines moqueries dépassent le simple trait d’humour et relèvent d’un jugement disproportionné sur le choix d’un contrat publicitaire.
La comparaison avec les grands noms du show-business
Pour illustrer ce qu’il perçoit comme un double standard, l’animateur a cité des exemples de figures internationales qui n’ont pas suscité les mêmes réactions. « Quand c’est George Clooney avec le café, ça ne dérange personne. Quand c’est Leonardo DiCaprio avec la Fiat, ça ne dérange personne. Mais quand c’est Castaldi avec le régime, c’est ringard et c’est moche », a-t-il déclaré lors de son entretien. Cette remarque vise à montrer qu’une publicité paraît acceptable ou élégante selon la célébrité qui la porte.
Son argument interroge la manière dont le public et les médias distinguent les placements de produit selon le statut ou la notoriété des personnalités. Castaldi met en avant l’idée que faire de la publicité est une activité banale pour de nombreuses célébrités, et qu’il n’y a pas, selon lui, de raisons objectives pour qu’il soit davantage stigmatisé.
Reste que la perception publique dépend aussi du message véhiculé et du contexte médiatique : un visage très familier dans une publicité répétitive peut plus facilement devenir la cible de moqueries, quelle que soit la stature de la personnalité.
Une présence multiplateforme
Après sa transformation physique, Benjamin Castaldi a tourné plusieurs spots pour Comme j’aime, diffusés régulièrement à la télévision. Il a aussi partagé des éléments de cette collaboration via son compte Instagram, où la visibilité de ces contenus alimente autant les soutiens que les critiques.
Qu’on loue ou qu’on raill e sa démarche, le partenariat a remis en lumière des questions plus générales sur la publicité et la célébrité : qui peut vendre quoi, et comment le public tranche-t-il entre légitimité et opportunisme ? Castaldi, lui, assume son choix et le défend en le replaçant dans la logique commerciale et personnelle qui l’a conduit à collaborer avec la marque.


