Le 13 mars 2026, France 3 a diffusé l’émission Voyage voyage, les stars chantent au Maroc, où plusieurs artistes francophones ont revisité des titres cultes dans des lieux emblématiques allant de Rabat à Ouarzazate en passant par Fès. Parmi les invités figuraient Magic System, Lorie, Tina Arena, Ycare, Nicoletta, Natasha St-Pier, Dany Brillant, Yuri Buenaventura et Barbara Pravi, qui ont redonné vie à des chansons comme « Magic in the Air » ou « Ne me quitte pas ».
De l’Eurovision à une visibilité internationale
Pour le grand public, Barbara Pravi reste indissociable de sa performance à l’Eurovision Song Contest 2021. Avec sa chanson Voilà, elle avait porté les couleurs de la France jusqu’à la deuxième place du concours, juste derrière le groupe italien Måneskin. Ce succès a offert à l’autrice-compositrice-interprète une visibilité internationale et a accéléré sa carrière : albums, tournées et festivals ont suivi.
Pour autant, son parcours n’a pas été linéaire. La chanteuse a raconté avoir traversé des périodes de grande précarité, particulièrement lors de la pandémie de Covid-19 qui a stoppé les concerts et fragilisé de nombreux artistes. Elle a ainsi déclaré : « Je me suis retrouvée au RSA, j’ai été sauvée par les aides de l’État. » Cette expérience a laissé une marque durable et explique sa prudence vis-à-vis de l’argent.
Un appartement parisien modeste et partagé
Malgré son succès, Barbara Pravi mène à Paris une vie relativement simple. Elle habite le quartier de Strasbourg-Saint-Denis, dans un appartement situé au cinquième étage d’un immeuble sans ascenseur. Ce détail, souvent relevé par la presse, illustre sa discrétion et son attachement à une certaine normalité.
Elle partage ce logement avec son compagnon, présenté comme un créateur de podcasts travaillant notamment avec Arte et Spotify. Dans cet espace modeste, l’artiste cultive un univers centré sur la musique, l’écriture et les livres ; elle a évoqué l’image symbolique de leurs bibliothèques qui se mélangent comme reflet de leur vie de couple.
Ce quotidien parisien ne l’empêche pas de travailler intensément sur ses projets artistiques. Son album La Pieva marque une étape personnelle dans sa discographie. Pour éprouver ses nouvelles créations, Barbara Pravi n’hésite pas à tester ses chansons sur scène avant leur sortie officielle : « Ça permet de sentir si on tient un truc ou pas. De voir les gens réagir à des morceaux qu’ils ne connaissent pas », explique-t-elle.
Une maison à la campagne comme sécurité
Si elle conserve un mode de vie frugal en ville, Barbara Pravi a néanmoins pris une décision financière prudente : l’achat d’une petite maison à la campagne. Elle justifie ce choix comme une mesure de sécurité plutôt qu’un acte ostentatoire : « Depuis, je fais attention à l’argent que je gagne. Je me suis acheté une petite maison à la campagne pour avoir un toit. »
Pour l’artiste, cette propriété représente une forme de protection contre l’imprévisibilité d’une carrière artistique. Elle rappelle avec lucidité que le succès peut être éphémère : « Je sais que je peux à nouveau ne plus rien avoir dans deux ans. C’est ça aussi la vie d’artiste. » Ces mots résument une attitude mesurée, construite sur les années de galère qui ont précédé sa notoriété.
La trajectoire de Barbara Pravi illustre les contrastes du monde musical contemporain : exposition internationale et exigences de la vie quotidienne, modestie personnelle et investissements réfléchis. Si le public continue souvent de venir pour entendre Voilà, la chanteuse poursuit son travail pour convaincre avec de nouvelles compositions et conserver une relation authentique à son art et à sa vie privée.


