Vendredi 13 février 2026, la joute verbale entre l’animateur Arthur et le député Aymeric Caron a franchi une nouvelle étape sur X (anciennement Twitter). Après des mois d’échanges acerbes en ligne, l’affrontement public a pris une tournure judiciaire annoncée par l’élu de la Révolution Écologique pour le Vivant (REV), qui a indiqué vouloir engager des poursuites.
La provocation qui a mis le feu aux poudres
Tout est parti d’un message d’Arthur accompagné d’une vidéo satirique et d’un commentaire ironique : « Chouchou nous a fait une petite rechute aujourd’hui… On lui souhaite un prompt rétablissement ❤️🩹 #œilpourœil » (pièce jointe : pic.twitter.com/QVHQ4IjsNx). L’animateur, connu pour son émission Vendredi tout est permis, semblait jouer la carte de l’humour. Mais la publication n’a pas été reçue comme telle par son adversaire politique.
La tonalité du tweet et le hashtag #œilpourœil ont suffi à enflammer les réseaux. Selon les éléments publics, la vidéo partageait une caricature animée visant à ridiculiser une personne ciblée par la plaisanterie. À l’heure de l’instantanéité numérique, l’intention humoristique perçue par son auteur n’a pas effacé l’indignation d’une partie du public et, surtout, la réaction d’Aymeric Caron.
Une riposte qui tourne à la menace judiciaire
Le lendemain, Aymeric Caron a répondu en durcissant le ton. Reprenant le message d’Arthur, il a écrit : « Ça va lui faire tout drôle, à l’animateur Arthur, de se retrouver devant les juges. On va en avoir, des choses à raconter. » (https://t.co/WajvbPvmOa). Par ces mots, le député a annoncé ce qu’il présente comme une suite judiciaire.
Arthur a tenté de désamorcer par une nouvelle moquerie publique : « Chouchou on avait dit pas de rechute. bisous. » La plaisanterie n’a pas calmé la riposte, qui s’est transformée en menace explicite de procédure pénale. Dans ses réponses publiques, Caron a laissé entendre qu’il disposait d’informations susceptibles d’être portées devant la justice.
Des accusations élargies et la mise en cause de TF1
Au fil de l’échange, Aymeric Caron a élargi le registre des griefs. Il accuse Arthur d’avoir, par le passé, « harcelé des femmes sur un plateau télé » et d’avoir tenu des propos qu’il assimile à la défense « du massacre et l’effacement » des Palestiniens. Ces éléments figurent dans les messages publics du député et doivent être lus comme des allégations formulées par Caron, et non comme des faits établis par une décision judiciaire.
En outre, Caron a directement impliqué l’employeur d’Arthur en taguant le compte officiel de @TF1. Dans un message teinté d’ironie, il écrit : « Et nul doute que @TF1 va apprécier. Pour l’image de la chaîne, c’est top. On a hâte. » Par ce biais, le député met la pression sur la première chaîne d’Europe, suggérant que l’affaire pourrait avoir des retombées institutionnelles et médiatiques pour la chaîne.
Jusqu’à présent, aucune précision publique n’a été apportée sur la nature exacte des démarches judiciaires engagées, ni sur d’éventives plaintes déposées. Les deux protagonistes continuent d’échanger sur les réseaux, mais les prochains actes pourraient se dérouler devant un tribunal plutôt que sur un plateau ou dans le fil d’actualité.
Cette affaire illustre la façon dont un conflit entre une personnalité du divertissement et un élu peut s’amplifier à l’ère des réseaux sociaux, en mêlant enjeux personnels, allégations de comportement et considérations politiques. Reste à connaître les suites procédurales et la réaction éventuelle de TF1, visée dans la communication publique du député.


