Arnaud Clément et la bigorexie : Nolwenn Leroy décrit la dépendance à l’effort de l’ex‑n°1 français entre marathons, Ironman et records

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Le 17 décembre 2025, Arnaud Clément fête ses 48 ans. Finaliste de l’Open d’Australie et vainqueur de la Coupe Davis, l’ancien n°1 français a marqué son sport. Retiré des courts depuis plus de treize ans, il n’a pourtant jamais vraiment quitté l’univers de la compétition et de l’effort, un attachement que sa compagne Nolwenn Leroy a qualifié, avec franchise, de bigorexie.

Un après-carrière toujours au rythme du sport

Dès l’arrêt de sa carrière professionnelle, Arnaud Clément a conservé une place visible dans le tennis. Il est devenu capitaine de l’équipe de France de Coupe Davis, multiplie les interventions comme consultant et assume la direction de tournois, notamment les challengers d’Aix-en-Provence et de Brest. Mais son goût pour l’effort dépasse le cadre du court.

Tennis, padel, course à pied, triathlon : l’Aixois touche à tout et s’y montre régulier. En 2016, il termine l’Ironman de Nice dans le format XXL en 11h10. Plus récemment, il a participé au « marathon pour tous » lors des Jeux olympiques, bouclant les 42,195 kilomètres en 3h19. Ces performances confirment une hygiène de vie exigeante, même si Arnaud se présente longtemps comme un sportif « pour le plaisir, pas pour la performance ».

Objectif Valence : la quête du chronomètre

Lorsqu’il décide de relever un nouveau défi — le marathon de Valence, dans le cadre du podcast RMC Running — l’approche change. L’objectif est désormais chiffré : passer sous la barre des trois heures. Cette ambition révèle une tension entre loisir et exigence, qui devient plus perceptible à l’approche de la course.

À l’approche de l’épreuve, un détail en dit long sur son rapport à l’entraînement. Arnaud confie la difficulté « quasi physique » à accepter quelques jours sans activité : « Ça va être dur à gérer, trois jours sans sport », affirme-t-il, et cherche même à contourner les consignes de repos avec du gainage ou des abdos. Ce comportement laisse entrevoir une compulsion où le repos apparaît comme une contrainte.

« Je vis avec un bigorexique » : le regard de Nolwenn Leroy

Invitée de l’émission Chemins de travers sur France 3, Nolwenn Leroy a décrit avec humour et sincérité son quotidien aux côtés d’Arnaud : « Je vis avec un bigorexique, c’est-à-dire la maladie du sport. Forcément, ça me pousse un peu, ça me motive ». La chanteuse ne dramatise pas mais signale l’omniprésence du sport dans leur vie de couple.

En couple depuis 2008 et parents d’un garçon, Marin, né en 2017, Nolwenn Leroy et Arnaud Clément ont construit une organisation familiale qui intègre les entraînements. Randonnées, activités en plein air et emploi du temps adapté font partie du quotidien. Pour elle, cette dépendance peut être un moteur personnel, tout en nécessitant des moments plus calmes pour préserver l’équilibre familial.

Comprendre la bigorexie : quand l’activité devient contrainte

La bigorexie, parfois appelée « anorexie athlétique », est présentée comme une dépendance à l’activité physique. Selon la description reprise ici, le trouble est reconnu par l’Organisation mondiale de la santé depuis 2011 et se caractérise par un besoin compulsif de pratiquer. L’arrêt ou la réduction de l’activité provoque anxiété, irritabilité ou mal-être.

Au-delà du sentiment d’urgence à s’entraîner, la bigorexie peut entraîner des conséquences physiques — blessures à répétition, fatigue chronique — et psychologiques. Certains spécialistes estiment qu’environ 15 % des sportifs seraient concernés, notamment parmi les anciens athlètes de haut niveau pour qui le sport a longtemps structuré l’identité et le quotidien.

Pour des sportifs qui ont vécu le rythme des entraînements intensifs et la pression de la compétition, la retraite professionnelle peut laisser un vide difficile à combler. Le sport continue alors d’occuper une place centrale, parfois au détriment du repos et de la récupération.

Arnaud Clément, fidèle à son image d’athlète exigeant, évoque aujourd’hui cette relation intense au sport. Par ses prises de parole et sa transparence, il contribue à mettre en lumière un sujet encore tabou : la frontière entre passion salutaire et addiction. Pour son entourage, et notamment pour Nolwenn Leroy, il s’agit d’apprendre à composer avec ce trait de caractère tout en préservant un équilibre familial.

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