C’est l’un des visages de l’émission Qui veut être mon associé ? sur M6. Anthony Bourbon, entrepreneur bordelais connu pour avoir fondé la marque Feed (rebaptisée O.K.R. l’an dernier), se retrouve au centre d’une affaire judiciaire qui vient s’ajouter à des difficultés financières déjà évoquées dans la presse spécialisée.
L’affaire en quelques mots
Selon nos confrères de L’Informé, Anthony Bourbon et sa société ont été condamnés par le tribunal judiciaire de Paris pour contrefaçon. L’action judiciaire a été engagée par le site américain Thefeed.com, un vendeur de produits de nutrition en ligne qui avait déposé son nom avant la marque française.
Les plaignants réclamaient la nullité des marques françaises, un changement de nom et des indemnités pour contrefaçon, concurrence déloyale et parasitisme. Le tribunal a tranché en partie en faveur des Américains : « Anthony Bourbon et sa société ont été condamnés à verser solidairement 179 416 euros à titre de dommages et intérêts provisionnels en réparation de la contrefaçon par imitation de la marque verbale de l’Union européenne The Feed », rapporte L’Informé.
La décision est annoncée comme « à effet immédiat », même si la possibilité d’un appel subsiste. Contacté par L’Informé, Anthony Bourbon n’avait pas répondu aux sollicitations au moment de la publication.
Un profil médiatique et un parcours entrepreneurial
Anthony Bourbon, 37 ans, s’est fait connaître du grand public grâce à son rôle d’investisseur dans l’émission Qui veut être mon associé ?, lancée en 2020 sur M6. Il a rejoint le programme lors de la saison 2 et figure parmi les investisseurs de la saison 6, actuellement diffusée.
Aux côtés de visages familiers comme Marc Simoncini et Éric Larchevêque, présents depuis la première saison, on retrouve Kelly Massol, Alice Lhabouz, Jean-Michel Karam, Jonathan Anguelov et Ariane Daguin. Dans l’émission, Bourbon est souvent décrit comme direct et sans concessions lorsqu’il juge un projet.
Par ailleurs, sa société Feed a été largement médiatisée pour ses barres-repas et snacks. La marque a été rebaptisée O.K.R. l’an dernier, information reprise dans les précédents articles consacrés à l’entrepreneur.
Conséquences juridiques et financières
La condamnation à verser 179 416 euros constitue une mesure provisoire visant à réparer la contrefaçon telle que retenue par le tribunal. Le terme « solidairement » signifie que la responsabilité financière pèse conjointement sur Anthony Bourbon et sa société, selon la formulation relayée par L’Informé.
Outre le montant des dommages et intérêts, la décision comporte d’autres implications pratiques, puisque la partie demanderesse réclamait aussi la nullité des marques et un changement de nom. Le jugement pourrait donc avoir des répercussions sur l’identité commerciale et la stratégie de marque si les demandes relatives à la suppression ou la modification des signes distinctifs sont confirmées.
La possibilité d’un appel laisse toutefois la situation ouverte. En cas d’appel, la décision de première instance peut être suspendue ou confirmée par une juridiction supérieure, ce qui prolongerait la procédure et ses effets potentiels.
Il est important de noter que les éléments présentés ici se fondent sur les informations publiées par L’Informé et les détails relatifs à la plainte du site Thefeed.com, tels que rapportés par cet article. Certaines précisions procédurales ou arguments de défense n’ont pas été rendus publics dans le compte rendu consulté.
Pour l’heure, le cas met en lumière la fragilité des enjeux de propriété intellectuelle entre acteurs internationaux du commerce en ligne et marques nationales, surtout dans des secteurs où les produits et appellations se recoupent.


