Ce 1er janvier 2026, Alain Afflelou fête ses 77 ans. Figure emblématique de l’entrepreneuriat français, le fondateur du célèbre empire de l’optique est reconnu pour ses slogans devenus cultes et pour une réussite commerciale spectaculaire. Mais au-delà de sa carrière, sa vie privée a souvent retenu l’attention des médias et du public.
Un parcours familial et sentimental bien rempli
Alain Afflelou a construit une famille avant de bâtir son empire. En 1971, il épouse Joëlle Miler. De cette union naîtront trois fils : Lionel, Laurent et Romain, ce dernier né en 1980. Après leur séparation, l’homme d’affaires partagera neuf années de vie avec l’ancienne coco-girl Alexandra Lorska. De cette relation naît un quatrième fils, Anthony, en 1991.
Ces premières étapes de sa vie personnelle restent relativement discrètes comparées à la médiatisation de ses relations ultérieures. Sa notoriété professionnelle a en effet amplifié l’intérêt du public pour ses histoires sentimentales.
Le mariage avec Rosalie van Breemen : une union médiatisée
En 2002, Alain Afflelou se remarie avec Rosalie van Breemen, ex-mannequin néerlandaise. Rosalie était déjà connue pour avoir été la compagne d’Alain Delon et la mère de deux de ses enfants, Anouchka et Alain-Fabien. Leur couple attirera rapidement une forte exposition médiatique, en raison d’un contraste d’âge et d’un charisme certain.
Rosalie, grande brune à l’allure affirmée, dégageait une image de femme libre et indépendante. Elle a d’ailleurs raconté une partie de son histoire dans son livre Pour le meilleur et pour l’avenir, où elle évoque notamment ses séparations avec Alain Delon et Alain Afflelou. Un portrait publié à l’époque par Libération la présentait comme « sûre d’elle et profondément barricadée », loin des stéréotypes simplistes d’une femme prédatrice.
Dans ses propos publics, Rosalie a assumé certaines contradictions. Elle reconnaît son attirance pour les hommes plus âgés, tout en refusant d’en faire une stratégie. Elle a offert une formule culinaire de sa conception du couple : « Je suis monogame par amour. Et polygame, par nature. »
La rupture et l’humiliation publique
La relation entre Afflelou et Rosalie tourna finalement court. Dans son récit, Rosalie décrit un Alain Afflelou perçu comme plus rigide et plus conservateur que son prédécesseur. Elle dira ainsi de lui qu’il est « Plus droite-droite, plus Figaro ». Elle confie également s’être peu à peu effacée, noyant son individualité dans l’ombre d’un homme puissant et habitué à diriger.
Le point de rupture prendra une dimension publique et douloureuse. Rosalie découvre la désaffection de son mari dans les pages du magazine Voici. Sur des photos, Alain Afflelou apparaît en tribune sportive, accompagné d’une autre femme, tandis qu’elle est photographiée seule en plein jogging au bois avec son chien. « L’humiliation est devenue publique », confiera-t-elle plus tard, soulignant la violence de cette exposition médiatique.
Le divorce est prononcé en juillet 2008, après moins de six ans de mariage. Rosalie exprimera par la suite des regrets d’avoir officialisé cette union, elle qui avouait ne pas croire profondément à l’institution du mariage. « Je crois que je suis faite pour vivre seule », déclarera-t-elle, évoquant aussi l’influence de parents divorcés sur sa vision de la durée.
Après la séparation : trajectoires parallèles
À la suite de ce divorce, les trajectoires de chacun prennent des chemins différents. Alain Afflelou retrouve une forme de stabilité sentimentale et se remarie le 6 février 2014 avec Christine Coulaud. Le couple mène aujourd’hui une vie plus discrète, éloignée des projecteurs.
Rosalie, elle, se remarie en 2010 avec l’homme d’affaires américain Robert Agostinelli. Leur union prendra fin par un divorce en 2013. Malgré ces séparations, Rosalie entretiendra encore des liens avec certains de ses anciens compagnons. Les dernières années de la vie d’Alain Delon, elle avait repris contact avec lui et l’appelait encore son « grand amour », quelques mois avant sa mort.
Cet épisode de la vie d’Alain Afflelou illustre la porosité entre vie publique et vie privée lorsqu’on occupe une place médiatique. Les faits rapportés ici reposent sur les éléments disponibles publiquement, notamment les déclarations et les publications cités, sans extrapolation sur les sentiments intimes non documentés.


