Pour des raisons de sécurité, Jack Lang et son épouse ont été placés sous protection policière après avoir reçu des menaces en ligne, a rapporté BFMTV. Ces mesures interviennent au lendemain de la diffusion d’informations selon lesquelles le nom de l’ancien ministre de la Culture et celui de sa fille, Caroline, apparaîtraient dans des documents liés à l’affaire Jeffrey Epstein, le financier américain condamné pour trafic sexuel et agressions sur mineures.
Une protection policière renforcée
Selon BFMTV et des sources policières citées par le média, les messages menaçants diffusés sur les réseaux sociaux ont conduit les autorités à évaluer un risque concret pour le couple. Les forces de l’ordre ont décidé d’assurer une surveillance continue autour de leur domicile et de leurs déplacements afin d’éviter tout incident.
Les policiers précisent qu’à ce stade aucune attaque physique n’a été signalée et qu’aucune interpellation n’a encore eu lieu. Les contenus exacts des menaces n’ont pas été rendus publics, afin de ne pas compromettre l’enquête en cours, détaille la même source. La décision de renforcer la sécurité reflète la gravité perçue des messages et la volonté des autorités de prévenir toute escalade.
Des mentions dans des documents américains et une enquête ouverte
Les noms de Jack Lang et de sa fille Caroline figurent, selon BFMTV, dans des documents de la justice américaine liés à Jeffrey Epstein. En France, ces révélations ont conduit le Parquet national financier (PNF) à ouvrir une enquête préliminaire, visiblement pour des faits qualifiés de blanchiment de fraude fiscale aggravée.
Sous la pression médiatique et institutionnelle, Jack Lang a démissionné de la présidence de l’Institut du monde arabe (IMA). Son avocat, Laurent Merlet, a expliqué que son client « est à la fois très triste de quitter une institution muséale qu’il aime beaucoup » mais qu’il reste « extrêmement combatif et ne laissera pas les calomnies prendre le terrain ». L’avocat a indiqué que la décision visait à préserver l’institution face aux accusations et à la médiatisation de l’affaire.
Parallèlement, la fille de Jack Lang, Caroline, a quitté un poste au sein d’un syndicat professionnel après la médiatisation de ses liens présumés avec Epstein. Ces départs soulignent l’impact immédiat des documents judiciaires américains sur les engagements publics et professionnels des personnes mentionnées.
Les démentis et la prudence
Jack Lang a affirmé, cité par BFMTV, qu’il n’avait « jamais eu connaissance des actes criminels d’Epstein au moment de leurs échanges », précisant que ses relations avec le financier se limitaient selon lui à des « échanges sociaux ». Ces déclarations interviennent alors que l’enquête française et les investigations internationales se poursuivent.
Les autorités françaises sont restées prudentes quant à la divulgation des éléments qui pourraient nuire à l’instruction. Pour l’heure, les détails des documents américains et la nature précise des liens évoqués n’ont pas été intégralement rendus publics en France, afin de ne pas compromettre les investigations en cours.
La conjonction des révélations judiciaires et des menaces en ligne a donc entraîné des conséquences immédiates : protection policière renforcée pour le couple et réorganisation de leurs engagements professionnels. À ce stade, les procédures judiciaires et la surveillance policière se poursuivent, tandis que les autorités suivent l’évolution des éléments transmis par la justice américaine et des signalements reçus en France.


