Le défenseur marocain du Paris Saint-Germain, Achraf Hakimi, a été renvoyé en procès pour viol, a annoncé son avocate à l’AFP ce mardi 24 février 2026. L’information porte sur des faits dater de février 2023 et met en cause une jeune femme qui affirme avoir été d’abord victime d’attouchements non consentis, puis d’un viol au domicile du joueur, après l’avoir rencontrée via Instagram.
Le renvoi en procès confirmé par la justice
Le parquet de Nanterre avait déjà requis, le 1er août dernier, le renvoi d’Achraf Hakimi devant la cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine. La décision finale revenait au juge d’instruction, qui a confirmé que le joueur serait bien jugé. Cette étape engage désormais une phase publique où les faits allégués seront examinés devant une juridiction pénale.
La procédure marque une étape importante dans une affaire suivie de près par les médias. Le renvoi en procès signifie que le juge a estimé qu’il existe des éléments suffisants pour porter l’affaire devant la cour criminelle, sans préjuger de la culpabilité ou de l’innocence du prévenu.
Réponse et démenti d’Achraf Hakimi
Acheff du PSG, Achraf Hakimi a réagi quelques minutes après la prise de parole de son avocate en publiant un message sur son compte X. Il y écrit contester les accusations et plaide l’injustice d’un procès rendu possible « aujourd’hui » par la seule accusation. « Aujourd’hui une accusation de viol suffit à justifier un procès alors même que je la conteste et que tout démontre qu’elle est fausse. C’est aussi injuste pour les innocents que pour les victimes sincères. J’attends avec calme ce procès qui permettra que la vérité éclate publiquement », affirme-t-il.
Le joueur avait aussi contesté ces faits en septembre dernier, lors de son apparition dans l’émission Clique sur Canal+. Face à Mouloud Achour, il avait déclaré : « Je sais que je n’ai rien fait et je ne ferai jamais ça. »
Les arguments de la défense
L’avocate d’Achraf Hakimi, Me Fanny Colin, a détaillé la stratégie de défense dans des propos rapportés par RMC Sport. Elle affirme que la plaignante a « fait obstacle à toutes les investigations » en refusant des examens médicaux, des recherches ADN, l’exploitation de son téléphone portable et la communication du nom d’un témoin clé.
Me Colin ajoute que deux expertises psychologiques successives auraient relevé un « manque de lucidité » sur les faits dénoncés et l’absence de tout symptôme post‑traumatique. Selon elle, la plaignante aurait tenté de dissimuler des échanges avec une amie évoquant son souhait présumé de « dépouiller » le joueur. L’équipe de défense se dit désormais « déterminée et combative » en vue du procès.
La position de la partie civile
De son côté, l’avocate de la plaignante, Me Rachel‑Flore Pardo, a souligné que l’enquête et l’information judiciaire avaient permis de réunir les éléments nécessaires à la caractérisation du crime de viol subi par sa cliente. Elle assure que rien dans le dossier ne permet de retenir une tentative de chantage et qualifie les prises de parole du joueur de « contre‑feu » visant à discréditer les accusations.
Ces déclarations montrent l’opposition nette des deux camps sur l’interprétation des éléments rassemblés et sur la conduite des investigations. Le procès devra trancher sur la réalité des faits et sur l’appréciation des preuves présentées.
La procédure à venir et la présomption d’innocence
Le renvoi en cour criminelle départementale des Hauts‑de‑Seine annonce une audience où témoins, expertises et pièces seront examinés publiquement. À ce stade, Achraf Hakimi demeure présumé innocent jusqu’à ce que la justice établisse les responsabilités. Le calendrier précis du procès n’a pas été précisé dans les éléments communiqués ce mardi.
Cette affaire intervient alors que le joueur, figure connue du football européen, voit sa situation juridique et médiatique évoluer. Le procès permettra d’exposer les éléments du dossier devant une juridiction compétente et d’obtenir un jugement rendu au terme de la procédure pénale.


