À quatre jours du premier tour des élections municipales, Marine Le Pen a pris la parole sur Sud Radio le 11 mars, questionnée sur les équilibres à droite à Paris et sur sa relation avec Sarah Knafo, candidate Reconquête dans la capitale. Le contexte est tendu : à Paris, plusieurs listes visent à succéder à Anne Hidalgo et la compétition s’annonce serrée.
Un paysage parisien fragmenté
Dans la course à la mairie de Paris, cinq noms reviennent fréquemment : Rachida Dati (Les Républicains, MoDem, UDI), Emmanuel Grégoire (union de la gauche), Pierre-Yves Bournazel (Horizons et Renaissance), Sophia Chikirou (La France insoumise) et Thierry Mariani (Rassemblement national). À ces candidatures s’ajoute Sarah Knafo, soutenue par Reconquête.
Selon nos confrères du Parisien-Aujourd’hui en France, cités le 11 mars, Knafo n’aurait « absolument aucune chance d’être élue maire de Paris ». Malgré cela, la députée européenne proche d’Éric Zemmour multiplie les appels à l’union des droites pour le second tour. Elle a proposé à Rachida Dati, lors d’entretiens accordés à CNews et Europe 1, de « battre la gauche ensemble » et d’envisager une alliance si nécessaire.
Les sondages cités dans la couverture médiatique placent Sarah Knafo à 13,5 % dans la capitale (sondage Elabe pour BFMTV, N.D.L.R.). À 32 ans, elle mise sur la recomposition des forces à droite pour peser au second tour.
Marine Le Pen : une ouverture tiède et des réserves nettes
Interrogée sur l’éventualité d’un dialogue avec Sarah Knafo, Marine Le Pen s’est montrée réservée. « Oui, je pourrais parler, mais je ne suis pas sûre qu’on ait grand-chose à se dire », a-t-elle répondu avec l’aplomb qu’on lui connaît lors de l’entretien. Le journaliste l’a ensuite pressée : « Ça ne peut pas être une alliée pour la suite ? »
La réponse a été franche. « Excusez-moi, mais ‘chat échaudé craint l’eau froide' », a répliqué l’ancienne candidate à l’Élysée, en rappelant le climat de la présidentielle. « Aux élections présidentielles, ça n’a pas été une alliée, c’est le moins que l’on puisse dire. Ils ont passé des mois et des mois à expliquer qu’on était socialistes, ce qui me paraît l’argument le plus stupide qui puisse exister sur terre. »
Marine Le Pen a aussi évoqué une évolution chez Sarah Knafo : « Madame Knafo a beaucoup changé. Je l’entendais énormément parler d’immigration il y a encore un an et demi, je ne l’entends plus du tout, par exemple, parler d’immigration. Je ne sais pas si elle a changé de convictions ou bien de stratégie… Nous, en tout cas, on continue à en parler. »
Sur la stratégie du Rassemblement national pour le second tour, la présidente du groupe RN à l’Assemblée a posé une ligne claire : « Si le Rassemblement national est au second tour, nous nous maintiendrons. (…) Ça s’appelle le respect des électeurs », a-t-elle assuré sur Sud Radio le 11 mars.
Les équilibres à droite et l’enjeu des alliances
La déclaration de Marine Le Pen souligne la difficulté d’établir des ponts entre les différentes composantes de la droite et de l’extrême droite. D’un côté, Sarah Knafo cherche à fédérer une offre


