Le concours Mister France 2026 s’est déroulé ce samedi à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine). Après les délibérations d’un jury composé d’Isabelle Morini-Bosc, Maxime Guény, Douchka, Julie Mamou-Mani et Bruno Hourcade, c’est Maxence Brovillé qui a été sacré. Représentant l’Auvergne, le jeune homme de 26 ans succède à Mathieu Bedini.
Natif de la Martinique, Maxence Brovillé a rejoint l’Auvergne dans son enfance. Il ne débarque pas dans le monde médiatique par hasard : avant de se lancer dans le mannequinat et la scène du concours, il a mené une carrière de joueur de tennis professionnel.
Un palmarès tennistique entaché
Maxence Brovillé avait atteint le 708e rang du classement ATP en juin 2023. Mais sa trajectoire sur les courts s’est brutalement interrompue après une affaire de manipulation de matchs. En février 2024, l’Agence internationale d’intégrité du tennis (ITIA) a prononcé à son encontre une suspension de sept ans pour des « soupçons d’infraction majeure » liés au trucage de rencontres.
Conséquence directe de cette sanction : il est « interdit de jouer, d’entraîner ou d’assister à tout évènement de tennis organisé par les membres de l’ITIA » pendant toute la période d’inéligibilité. La suspension court jusqu’en juin 2030. L’interdiction couvre donc aussi bien la pratique que la présence dans les gradins des grands tournois régis par l’ITIA, comme Wimbledon ou Roland-Garros.
Par ailleurs, Maxence Brovillé a écopé d’une amende de 5 000 dollars pour avoir refusé de coopérer à l’enquête menée par l’ITIA, selon les décisions publiées en lien avec la procédure disciplinaire.
Un passage vers le mannequinat et la scène
Avec son titre de Mister France 2026, Maxence Brovillé amorce officiellement une nouvelle étape de sa vie publique. Le concours masculin, parfois présenté comme l’équivalent de l’élection de Miss France, met en lumière des candidats répondant à des critères précis : avoir moins de 30 ans, mesurer au moins 1,75 m, être célibataire, sans enfants et de nationalité française.
Ce concours, moins médiatisé que certaines cérémonies grand public, a été diffusé par TF1 à deux reprises au milieu des années 2000. Parmi les comparaisons faites dans les colonnes people, Maxence est rapproché d’Hinopauko Devèze, autre lauréat ayant bénéficié d’une visibilité publique après son élection.
Amateur de tennis, le nouveau Mister France a déjà affronté des noms connus du circuit : l’article d’origine indique qu’il a, il y a quelques années, joué contre Roger Federer. Ce souvenir témoigne de son passé sur le circuit professionnel avant que sa carrière ne soit interrompue par la suspension.
La réception du sacre et les enjeux
Le couronnement de Maxence Brovillé pose inévitablement des questions sur la manière dont une personnalité sportive récemment sanctionnée retrouve une visibilité médiatique différente. Le concours se veut une vitrine pour des jeunes hommes répondant aux critères du règlement, mais le parcours du lauréat rend la situation plus complexe aux yeux du public et des observateurs.
Pour l’heure, Maxence Brovillé devient la figure masculine mise en avant par l’organisation Mister France. Son sacre relance le débat sur la frontière entre réhabilitation médiatique et conséquences disciplinaires dans le sport professionnel. Les faits établis — suspension de sept ans, amende de 5 000 dollars et interdiction d’assister aux événements ITIA jusqu’en juin 2030 — restent au cœur de son dossier public.
Le concours 2026 a donc consacré un candidat au parcours contrasté : un ancien joueur classé au sein du circuit ATP, aujourd’hui reconverti et primé, mais toujours soumis à des sanctions qui limitent son lien officiel avec le tennis pour plusieurs années.


