Après trois jours de silence face aux nombreuses sollicitations médiatiques, Julio Iglesias a finalement réagi publiquement aux accusations portées contre lui. Le 13 janvier, deux de ses anciennes collaboratrices ont déposé plainte pour « agressions sexuelles » et « viols ». Selon elles, les faits se seraient déroulés en 2021 dans les résidences privées du chanteur en République dominicaine et aux Bahamas.
Les plaignantes, identifiées dans la presse comme une ancienne employée de maison et une ex‑physiothérapeute, avaient respectivement 22 et 28 ans au moment des faits allégués. Elles ont détaillé leurs versions dans les médias, dont Univision. « Je me sentais comme un objet, comme une esclave en plein XXIe siècle […] Il me mettait les doigts partout », a déclaré « Rebeca » (nom d’emprunt) selon le reportage cité.
La réponse publique de Julio Iglesias
Le 16 janvier, Julio Iglesias est intervenu via Instagram pour nier formellement les accusations. « C’est avec une profonde tristesse que je réponds aux accusations formulées par deux personnes qui ont auparavant travaillé chez moi », a-t‑il écrit.
Il a ajouté : « Je nie avoir abusé, contraint ou manqué de respect à quelque femme que ce soit. Ces accusations sont absolument fausses et m’attristent profondément. » L’artiste, âgé de 82 ans, a affirmé n’avoir « jamais ressenti une telle malveillance » et a annoncé son intention de « faire connaître aux gens toute la vérité et de défendre [sa] dignité » face à ces accusations, tout en remerciant ses soutiens.
Une publication partagée via Instagram
Des vidéos anciennes ravivent le débat
La médiatisation des plaintes a poussé certains internautes à ressortir d’anciennes séquences télévisées impliquant Julio Iglesias. Plusieurs extraits vidéos datant de 2004 ont circulé sur les réseaux sociaux et alimenté la discussion.
Dans un passage de l’émission Tubes d’un jour, l’artiste s’est montré insistant envers la présentatrice Flavie Flament. Interrogé sur la manière d’inviter une femme à dîner, Julio Iglesias s’est rapproché de la journaliste, lui a caressé longuement les cheveux puis a tenté de l’embrasser. Selon les images diffusées, il aurait embrassé Flavie Flament à quatre reprises. Cette séquence a provoqué l’indignation d’une partie du public, qui a qualifié l’attitude d’« agression sexuelle ».
Cette vidéo a été relayée sur Twitter : Quelle surprise ! pic.twitter.com/2CcWe86KGU https://t.co/Ko5Jucg837
Une autre séquence de 2004, cette fois diffusée en Espagne, montre Julio Iglesias en interaction similaire avec la présentatrice Susana Giménez. Dans ces images, il tente à plusieurs reprises d’embrasser la journaliste, qui repousse ses avances sous le regard du public présent sur le plateau. Les extraits ont été repris et partagés par des internautes après les révélations récentes, ravivant le débat sur le comportement du chanteur lors d’apparitions publiques.
🔴Un vídeo que retrata a Julio Iglesias. Una entrevista de 2004 entre Julio Iglesias y Susana Giménez ha vuelto a circular tras la denuncia de dos ex-empleadas del cantante. En las imágenes, la presentadora se muestra visiblemente incómoda y se ve obligada a marcar límites en… pic.twitter.com/Ae62YZOjXC
Les images anciennes, diffusées hors contexte temporel et répétées sur les réseaux, ont contribué à polariser les réactions. D’un côté, des internautes estiment que ces séquences confirment un comportement problématique. De l’autre, des soutiens d’Iglesias invoquent la différence de normes sociales entre les époques et rappellent que des images publiques ne constituent pas, en soi, une preuve judiciaire des faits reprochés.
À ce stade, les allégations pénales portent sur des faits déclarés en 2021 et font l’objet d’une procédure. Julio Iglesias a publiquement nié les accusations et indiqué vouloir défendre sa réputation. Les vidéos anciennes, elles, circulent comme éléments de contexte et alimentent l’attention médiatique autour de l’affaire.
La situation reste en évolution et toute nouvelle information émanant des sources judiciaires ou des parties impliquées sera déterminante pour la suite de l’affaire. En l’état, les faits allégués sont contestés et font l’objet d’un examen par les autorités compétentes.


