Raymond Aabou révèle que sa fille est autiste et dénonce le manque d’AESH/AVS à l’adolescence : il appelle l’État à garantir la continuité de l’accompagnement

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Ce mercredi 14 janvier 2026, lors du Prime des Vérités diffusé sur W9 et animé par Cyril Hanouna, l’humouriste et chroniqueur Raymond Aabou a brisé le silence en révélant pour la première fois que sa fille est autiste. L’annonce est intervenue après que Valérie Bénaïm ait évoqué, plus tôt dans la soirée, « sa maladie neurodégénérative de l’oreille », plaçant le plateau dans une atmosphère sensible et intime.

Une première confession publique

Sur le plateau, Raymond Aabou a annoncé simplement : « Ma fille est autiste. Elle se débrouille, elle est incroyable, elle prend sur elle. » Il a expliqué pourquoi il avait choisi jusque-là de ne pas en parler publiquement, partageant un mélange de pudeur et de réflexion sur la représentation des familles concernées.

« J’ai pris le parti de ne jamais en parler parce que quand je voyais des gens en parler à la télé, je me disais : ‘Pourquoi tu parles de ça ? Pour qu’on te plaigne ? Tu ne vas pas te plaindre à la télé alors qu’il y a des gens qui ont des enfants autistes et qui n’ont pas ta chance.' » Ces mots soulignent sa volonté de ne pas instrumentaliser la situation pour obtenir de la compassion, tout en rappelant la diversité des réalités vécues par les familles d’enfants autistes.

Il a aussi tenu à mesurer sa propre position : « Plein de gens n’ont pas la chance que j’ai parce que moi, je peux l’aider, je peux faire plein de trucs pour elle. Il y a des gens qui galèrent vraiment. » Cette mise en perspective, venue d’un proche du monde médiatique, a valu au plateau une émotion visible et de nombreux témoignages d’auditeurs.

Des manques persistants et un appel à la réalité

L’intervention de Raymond Aabou a élargi le focus vers des problèmes systémiques que rencontrent les familles : manque d’accompagnants, déscolarisation, rupture d’aides à l’adolescence. « On a parlé d’autisme il y a deux jours et j’ai reçu une vague de messages disant qu’il n’y a pas d’AESH, qu’il n’y a pas d’AVS et que des enfants sont déscolarisés. Tout ça parce qu’ils n’ont pas choisi. Ils ne l’ont pas choisi, personne ne choisit ça », a-t-il rapporté.

Plus profondément ému, il a dénoncé certaines formules publiques malheureuses et les confusions qu’elles peuvent engendrer : « Ça me blesse quand j’entends des ministres dire : ‘On n’est pas des autistes’, parce que quand je rentre chez moi j’entends ma fille me dire : ‘Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que c’est une maladie ?' »

Il a pris le temps de clarifier sa position sur la terminologie : « Alors non, ce n’est pas une maladie, c’est un handicap. Une maladie, on a une chance peut-être d’en guérir. Un handicap, tu ne vas jamais en guérir. Tu l’as à ta naissance et tu l’emportes dans ta tombe. » Ces propos traduisent une volonté de corriger la perception publique et de souligner la permanence de l’accompagnement nécessaire.

Raymond Aabou a directement interpellé le gouvernement sur la question des aides : « Souvent, vous donnez des aides à des autistes et puis à 16 ans vous arrêtez. Donc plus de voiture pour aller à l’école, plus d’AVS, plus rien ! Mais on n’arrête pas d’être autiste à 16 ans. Si on est autiste, c’est toute une vie. » Son réquisitoire vise la continuité des dispositifs et la prise en compte du parcours long des personnes concernées.

La séquence s’est conclue sur une déclaration intime : « Je t’aime très fort ma fille et je suis très fier de toi, même autiste. » Une phrase simple, lourde d’affection et d’acceptation, qui a ému le plateau et les téléspectateurs.

Réactions et portée médiatique

Après l’émission, de nombreux internautes et téléspectateurs ont exprimé leur émotion et leur soutien sur les réseaux sociaux. Un extrait du moment a circulé sur Twitter, accompagné du commentaire : « On ne peut que verser une larme face à la révélation de @RaymondLeMatin sur sa fille… #LePrimeDesVerites » (lien : https://pic.twitter.com/dxTAzxGx2G).

Cette prise de parole publique, d’abord privée et longtemps gardée, permet d’aborder sans fard les réalités quotidiennes liées à l’autisme. Elle replace aussi au centre du débat les questions de scolarisation, d’accompagnement et de continuité des aides. Pour les proches et les familles, ce type de témoignage médiatique a une portée symbolique et pratique : il informe, sensibilise et, parfois, suscite des réactions institutionnelles.

La séquence du Prime des Vérités a rappelé que, derrière les mots et les politiques, il y a des vies et des témoignages qui demandent écoute et adaptation.

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