40e anniversaire de Daniel Balavoine : son frère Guy révèle ses débuts, rencontres (Juvet, Berger/Starmania) et la célèbre provocation contre Eddie Barclay

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À l’occasion du 40e anniversaire de la mort de Daniel Balavoine, Guy Balavoine, son frère, s’est confié à Paris Match. Dans un entretien riche en souvenirs, il revient sur les premiers pas du chanteur, ses rencontres décisives et une anecdote devenue célèbre : la petite vengeance de Daniel contre Eddie Barclay après le succès.

Des débuts partagés et des rencontres déterminantes

Guy Balavoine raconte que leur parcours professionnel a commencé dans les années 1970, après un départ pour Paris en 1967 : « Je suis parti à Paris en 1967 pour commencer à travailler, il m’a rejoint en 1972, et c’est à ce moment-là que nous avons décidé de devenir choristes. On avait la même tessiture de voix, trois octaves et demie chacun. »

Frères et choristes, ils multiplient les séances d’enregistrement où ils réalisent aussi bien les voix d’hommes que celles de femmes. C’est ainsi que Claude-Michel Schönberg les engage pour son spectacle sur la Révolution française. Mais les portes ne s’ouvrent pas toutes avec la même facilité. Selon Guy, Eddie Barclay, alors producteur influent, ne croyait pas en eux.

La trajectoire de Daniel bascule grâce à Patrick Juvet. Guy précise que Juvet les avait engagés pour assurer les chœurs de son concert à l’Olympia ; Guy n’avait pas pu s’y rendre, mais Daniel y allait seul. Séduit par sa voix, Juvet lui propose d’interpréter « Couleur d’automne » sur son album. En 1974, Barclay finit par proposer un contrat à Daniel. Celui-ci impose des conditions inhabituelles : « OK, mais c’est pour trois albums, avec mes chansons, mes musiciens et des royalties plus élevées que les autres ». Barclay accepte.

Insultes, provocation et une réponse qui fait parler

Guy Balavoine rapporte ensuite une altercation verbale restée célèbre. Toujours selon lui, lorsqu’Eddie Barclay constate les débuts difficiles de Daniel, il lui aurait conseillé de « faire du commercial ». La réponse du chanteur serait restée ferme : « D’abord, je fais ce que je peux, ensuite, je fais ce que je veux ». Barclay, furieux, l’aurait alors insulté : « Petit con ! Si un jour tu réussis, ce qui m’étonnerait, je te taille une pipe ».

Cette provocation ne décourage pas Daniel. Guy explique qu’il participait à tous les albums en tant que choriste. Pour l’album Le chanteur, ils avaient presque terminé le disque ; il restait une musique pour une dernière chanson, mais pas de texte. Après une soirée au restaurant où Daniel n’était pas présent, le groupe le retrouve au studio : il avait écrit le texte. Cette réactivité témoigne, selon Guy, du professionnalisme et de la détermination du chanteur.

Deux ans plus tard, une autre rencontre majeure marque un tournant : Michel Berger appelle Daniel en 1977, lui confie qu’il apprécie sa voix et prépare une comédie musicale. Daniel, sceptique face aux promesses, attend un second appel. Berger le rappelle et lui propose d’intégrer la troupe de Starmania. En l’espace de deux ans, tout change pour lui.

Le rôle du frère et une scène restée dans les mémoires

Guy Balavoine tient à préciser la nature de leur relation professionnelle et familiale : « Il avait été convenu entre nous dès le départ qu’il ne pouvait pas être mon employeur. Et que je ne pouvais pas être son employé. Je ne pouvais pas être le grand frère en train de brailler derrière le petit. » Il ajoute qu’il touchait ses cachets à chaque séance et qu’il participait surtout depuis les loges.

Guy se souvient aussi d’un moment symbolique après la première de Daniel à l’Olympia. Il décrit Eddie Barclay, venu saluer le chanteur, qui se présentait en peignoir. Lors de la salutation, Daniel aurait ouvert son peignoir et lancé à Barclay : « Vous pouvez y aller, Eddie ». Pour Guy, cet acte était osé et signifiait tout à la fois la provocation et la liberté retrouvée du chanteur.

Ces souvenirs, rapportés par Guy Balavoine à l’occasion du quarantième anniversaire de la disparition de Daniel en 1986, brossent le portrait d’un artiste persévérant, parfois en conflit avec l’industrie musicale, mais capable de répondre par son art et ses décisions. « C’était gonflé », conclut le frère, soulignant l’audace qui a accompagné la carrière de Daniel Balavoine.

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