Jean-Pierre Foucault révèle ses origines maternelles juives et un père résistant, Juste parmi les Nations, lors d’une spéciale de Qui veut gagner des millions

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Ce 13 janvier 2026, TF1 proposait une édition spéciale de Qui veut gagner des millions, animée par Arthur, dans le cadre élégant du Palais Brongniart. La soirée mêlait culture générale, humour et solidarité : cinq duos de personnalités se sont affrontés pour défendre des causes caritatives.

Parmi les équipes invitées, Philippe Lacheau et Gérard Jugnot jouaient pour l’association Princesse Margot ; Dany Boon et Michel Boujenah soutenaient la fondation Children Action ; Jean-Pierre Foucault et Isabelle Ithurburu défendaient l’ONG Seaja ; Pablo Mira et Bérengère Krief se sont engagés pour Tout le monde contre le cancer ; enfin François Berléand et Stéphane De Groodt jouaient pour Petits Princes.

Une enfance « stricte » et des silences familiaux

Né à Marseille en 1947, Jean-Pierre Foucault a grandi dans une famille catholique pratiquante. Messe obligatoire, catéchisme, communion et confirmation ont rythmé son enfance, au sein d’un foyer où, se souviendra-t-il plus tard, « ça ne rigolait pas ». Pourtant, un mystère a marqué ses jeunes années : l’absence de grands-parents, d’oncles, de tantes ou de cousins.

Quand il posait des questions, sa mère éludait. Elle évoquait des proches « morts pendant la guerre », sans entrer dans les détails. Ce silence, explique l’animateur, est vite devenu un sujet tabou que les enfants n’insistaient pas à creuser, pour éviter d’éveiller la douleur des adultes.

La révélation tardive : des racines maternelles révélées

Ce n’est qu’au début des années 2000 que la vérité a été progressivement dévoilée. À la demande d’une petite-fille, Paula, la mère de Jean-Pierre, alors âgée de plus de 80 ans, a commencé à raconter son histoire. L’animateur découvre alors que sa mère était juive et que toute sa famille maternelle avait été décimée pendant la Shoah.

Paula est née en 1916 à Mogelnica, en Pologne, au sein d’une famille juive traditionnelle de neuf enfants. En 1938, elle quitte la Pologne pour rejoindre sa sœur aînée en Belgique, puis s’installe en France. Contrairement à une partie de sa famille qui se réfugie en Haute-Savoie et sera arrêtée par les nazis, Paula choisit Marseille. Elle espérait rejoindre l’Argentine, et ce choix contribuera à sa survie.

Un père résistant et des actes de sauvetage

À Marseille, Paula rencontre Marcel Foucault, catholique et négociant en fruits et légumes. Résistant pendant la guerre, Marcel prend des risques considérables pour protéger des Juifs : accompagnement vers des filières de protection, faux papiers, logements clandestins. Il sauve notamment deux neveux orphelins de Paula et organise leur baptême pour les mettre à l’abri.

Après la guerre, le couple opte pour le silence. Par peur que « le mal revienne », selon les mots de Jean-Pierre Foucault, Paula et Marcel élèvent leurs enfants dans la religion catholique, comme une forme de protection. Marcel, lui, ne se considérera jamais comme un héros et ne s’exprimera guère sur ses actes de résistance.

En 2009, un an après la mort de Paula, Marcel Foucault a été reconnu à titre posthume comme Juste parmi les Nations par l’Institut Yad Vashem de Jérusalem. Cette distinction a profondément ébranlé Jean-Pierre Foucault, qui a alors pris la pleine mesure du courage de son père et de la tragédie qui a frappé sa famille maternelle, exterminée à Auschwitz.

Transmission, mémoire et identité

Jean-Pierre Foucault a raconté ce parcours familial dans son livre Le Sourire aux larmes, où il met des mots sur des décennies de silence et de non-dits. Il y évoque aussi l’assassinat de son père à Alger en 1962, une autre blessure familiale durable.

Aujourd’hui, l’animateur affirme assumer une identité complexe. « J’ai une double richesse, juive et chrétienne, et j’en suis assez fier », déclare-t-il, insistant sur l’importance de la mémoire et de la transmission. Pour lui, la révélation tardive de ses origines est devenue un devoir : rappeler l’histoire, lutter contre l’oubli et rester vigilant face aux replis identitaires.

À 77 ans passés, l’homme de télévision le plus rassurant du paysage audiovisuel français porte désormais avec lui une histoire beaucoup plus lourde que celle des plateaux. Une histoire de survie, de courage et de silence, qu’il a choisi, enfin, de partager publiquement.

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