Ce samedi 10 janvier, Philippe Caverivière a officialisé un choix important : quitter l’équipe de l’émission Quelle époque. Invité de Léa Salamé le jour même, l’humoriste a expliqué les raisons de ce départ, annoncé quelques heures plus tôt, et présenté ses projets immédiats. À 54 ans, il a décidé de remonter sur scène avec un nouveau spectacle qui débutera le 16 janvier et s’étendra jusqu’en juin 2027, avec déjà plus de 71 dates programmées à travers la France.
Une annonce tournée vers la scène
L’annonce de son départ marque la fin d’une étape : Philippe Caverivière avait rejoint la bande de Quelle époque à sa création, en septembre 2022. Sa présence au micro de Léa Salamé a permis d’en détailler les contours sans détour. Le comédien n’a pas caché qu’il souhaitait se recentrer sur le spectacle vivant, avec une tournée conséquente — « plus de 71 dates » — annoncée dans plusieurs villes françaises jusqu’à l’été 2027.
Ce retour au one-man show se veut donc programmatique. Philippe Caverivière a présenté ce choix non pas comme une rupture radicale, mais comme une étape logique de sa carrière d’interprète et d’humoriste. L’entretien sur France Inter a donné lieu à des confidences personnelles, jusque-là peu exposées dans le cadre médiatique de l’émission.
La confession intime : l’humour comme refuge
Sur le plateau, le ton est devenu très intime. Le comédien est revenu sur des événements familiaux qui ont profondément marqué son enfance et façonné son rapport à l’humour. Il a expliqué qu’à 4 ans il avait perdu sa sœur — âgée de 7 ans —, emportée par un cancer pédiatrique. Quelques années plus tard, c’est sa mère qui est également décédée des suites d’un cancer. Ces deuils successifs ont laissé des traces durables.
Pour faire face à ces chocs, Philippe Caverivière dit s’être construit une carapace : « Faire rire ma mère, ça devient mon petit super-pouvoir d’enfant », a-t-il raconté. Il reprend la formule de Françoise Sagan qu’il cite : « On ne sait jamais ce que le passé vous réserve. » Et il conclut sur son propre constat : « Je pense que j’ai développé l’humour comme un muscle, comme une réponse. » Cette image, répétée lors de l’émission, éclaire le lien intime entre son travail d’humoriste et son histoire personnelle.
Mémoire, engagement et réminiscences médiatiques
Philippe Caverivière avait déjà évoqué ces tragédies dans une interview précédente. En mars 2024, invité de RTL Bonsoir, il avait parlé de la disparition de sa grande sœur, nommée Sophie, puis de la mort de leur mère : « J’ai des souvenirs assez flous. J’en parlais à mon père… On est déformé par le cancer. On a perdu une maman, aussi, du cancer », déclarait-il alors. Il racontait se souvenir du « séisme » provoqué par l’annonce des parents — « Sophie est partie » — moment qui, selon lui, a profondément transformé la vie familiale.
Parallèlement à ses confidences, l’humoriste s’investit publiquement. Il est le parrain de l’association Léo, qui accompagne les familles touchées par le cancer pédiatrique. Ce rôle lie directement son engagement associatif à l’histoire intime qu’il a partagée dans les médias.
Signalons enfin qu’un extrait de son intervention a été diffusé sur les réseaux, accompagné du commentaire et du lien ; on retrouve la trace de ce passage via le tweet identifié par pic.twitter.com/23j6KWXHIA.
Dans le sillage de cette annonce, Philippe Caverivière entame donc une nouvelle phase de sa carrière : quitter un rendez-vous télévisuel pour retourner sur les planches, porter des textes issus d’un parcours personnel marqué par la perte et l’engagement. Ses propos, tenus devant Léa Salamé et rappelés lors d’autres interviews, confirment la place centrale de l’humour comme mécanisme de survie et comme moteur de sa trajectoire artistique.


