Incendie du club Constellation à Crans‑Montana : issues condamnées, extincteurs inaccessibles, Moretti en détention après 40 morts

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Le drame du Constellation à Crans-Montana, où un incendie suivi d’une explosion a coûté la vie à 40 personnes, continue de susciter stupeur et interrogations. Parmi les victimes figurent plusieurs mineurs et neuf ressortissants français. Près de 120 personnes restent grièvement blessées. Depuis plus d’une semaine, des éléments nouveaux ont été rendus publics, ciblant en particulier les gérants de l’établissement, le couple Moretti, et mettant en lumière des pratiques qui pourraient expliquer certaines zones d’ombre autour de la tragédie.

Des issues condamnées et des témoignages accablants

Plusieurs ex-salariés affirment que des issues de secours du Constellation étaient scellées depuis longtemps. Un ancien employé raconte : « Il y avait une issue de secours, mais à l’époque, quand j’y ai travaillé, elle était condamnée. Je ne pouvais pas y accéder ». Un autre ajoute que la fermeture répondait à un calcul commercial : « Pour éviter que des gens rentrent par là, ou même que d’autres (partent) sans payer ».

Selon ces témoignages, l’une de ces sorties, située au niveau des toilettes, « était montée à l’envers » et s’ouvrait vers l’intérieur du sous-sol, au lieu de permettre une évacuation rapide vers l’extérieur. Si ces éléments sont confirmés par l’enquête, des victimes auraient peut-être pu fuir avant que le sinistre ne prenne une ampleur fatale.

Un sous-sol sans issue viable et des contrôles absents

La configuration du sous-sol, lieu où des dizaines de personnes ont péri, est également pointée du doigt. La reconstitution indique qu’un seul escalier très étroit menait à l’étage, et que les deux portes présentes ne débouchaient pas sur un chemin d’évacuation : l’une donnait sur un bureau, l’autre sur une réserve. Dans ces conditions, les personnes présentes auraient été piégées.

Autre élément préoccupant : la mousse responsable du déclenchement de l’incendie, qui, d’après les informations disponibles, n’a jamais fait l’objet de contrôles réguliers. La loi suisse n’impose pas de vérification périodique de ce matériau, mais le risque était connu depuis plusieurs années. Une vidéo datée de 2020 montre un serveur du Constellation signalant la dangerosité de cette mousse.

Parallèlement, d’anciens employés rapportent que des extincteurs étaient entreposés dans le bureau du propriétaire, « qui était fermé à clé », et que des demandes de contrôle d’identité des mineurs étaient parfois écartées « au nom du commerce ». Le journaliste de BFMTV Maxime Brandstaetter a résumé, lors de son passage dans l’émission C à vous : « On a dû faire trois témoignages d’ex-employés qui sont partis fâchés avec lui. Tous les témoignages nous ont dit que cette porte de sécurité était fermée. Ils nous ont dit que les extincteurs étaient dans le bureau du propriétaire, qui était fermé à clé. Ils nous ont dit qu’ils demandaient régulièrement de ne pas contrôler la carte d’identité des mineurs (…) au nom du commerce. Il avait l’air très porté sur l’argent, et non sur la sécurité ».

Les poursuites et la situation des gérants

L’homme à la tête du couple, âgé d’une soixantaine d’années, a été placé en détention préventive ce vendredi par la procureure générale. Il est visé par trois chefs : négligence ayant entraîné un incendie, blessures physiques et homicides involontaires découlant de l’incendie. Son épouse, présente lors des premières auditions, a été entendue et s’est « confondue en excuses » selon les comptes rendus ; elle est ressortie libre.

Des informations diffusées ces derniers jours évoquent également des manquements administratifs ou techniques, avec des contrôles périodiques non effectués entre 2020 et 2025. Ces éléments sont pris en compte par les enquêteurs qui tentent de reconstituer les circonstances exactes du sinistre et d’établir les responsabilités.

Certains médias et témoignages vont plus loin, évoquant que l’épouse aurait quitté les lieux en emportant la caisse alors que l’incendie se propageait. Il s’agit d’allégations rapportées par des sources variées et qui devront être confirmées par l’enquête judiciaire.

Un dossier suivi de près

L’affaire mobilise les autorités suisses et l’attention internationale en raison du nombre élevé de victimes et de la présence d’étrangers parmi elles. Les enquêteurs s’appuient sur les témoignages d’ex-employés, sur des éléments vidéo (notamment une séquence de 2020 mentionnant la mousse) et sur la reconstitution des lieux pour comprendre comment un établissement fréquenté a pu devenir un piège meurtrier.

Une publication liée à l’affaire a circulé via Instagram, selon les remontées médiatiques, mais les détails partagés sur les réseaux sociaux restent à recouper avec les conclusions officielles. En l’état, les investigations judiciaires se poursuivent pour faire la lumière sur ce drame et déterminer l’étendue des responsabilités.

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