Ce 9 janvier 2026, France 3 propose un nouveau numéro de La boîte à secrets, présenté par Faustine Bollaert. François-Xavier Demaison, Catherine Lara et Jean‑Pierre Castaldi se prêtent au jeu des surprises préparées par leurs proches, destinées à raviver des souvenirs, provoquer des sourires ou susciter l’émotion. Le format, désormais rodé, révèle aussi une constante : derrière la figure publique des artistes, se dessinent des personnalités souvent plus fragiles qu’il n’y paraît.
Un visage empathique de la télévision
Depuis plusieurs années, Faustine Bollaert incarne l’une des voix les plus empathiques du paysage audiovisuel français. Chaque après‑midi sur France 2, dans Ça commence aujourd’hui, elle reçoit anonymes et célébrités pour des récits de vie parfois bouleversants — violences, deuils, traumatismes ou secrets familiaux. Son écoute attentive et sa bienveillance font la marque de son travail.
Cette posture professionnelle n’est pas sans conséquence personnelle. À 46 ans, l’animatrice dit ressentir la pression d’une exposition émotionnelle constante. Dans des entrevues récentes, elle a évoqué ouvertement ses séances chez le psychologue, présentées non comme une faiblesse, mais comme un outil pour mieux gérer cette charge. « Je travaille souvent sur la gestion de l’émotion avec mon psy », confiait‑elle à Télé‑Loisirs.
Thérapie et gestion de l’émotion
Pour Faustine Bollaert, la consultation thérapeutique apparaît comme un espace nécessaire où déposer ce qu’elle reçoit au quotidien. « Je suis seule face à mes invités, et parfois j’ai besoin de libérer ma parole à moi », expliquait‑elle. Cette inversion des rôles — celle de la professionnelle qui devient patiente — lui permet de comprendre ses réactions, de poser des limites émotionnelles et d’éviter l’épuisement lié à une empathie sans filtre.
Elle revendique d’ailleurs son hypersensibilité comme une force autant qu’un fardeau. Dans la sphère privée, elle reconnaît parfois faire subir à ses proches de véritables montagnes russes émotionnelles. « J’aimerais accueillir les orages et les laisser passer sans trop d’inquiétude », confie‑t‑elle, consciente que son intensité peut déborder sur la vie familiale.
Sa fille Abbie, comme elle l’a raconté avec tendresse, se montre attentive aux signes de fatigue ou de détresse après des journées d’enregistrement. Ces attentions familiales viennent s’ajouter aux outils professionnels qui aident l’animatrice à tenir sur la durée.
Des formats pour respirer
Faustine Bollaert a su varier les registres pour mieux gérer son exposition émotionnelle. Outre Ça commence aujourd’hui, elle anime des émissions comme Prodiges et La boîte à secrets, et tient une chaîne YouTube, Safe Zone. Ces formats offrent des respirations différentes : parfois la gravité, parfois la légèreté, ce qui lui permet de se ressourcer entre deux rendez‑vous chargés en émotion.
L’animatrice qualifie cette période de « charnière » et insiste sur l’importance des liens d’amitié et de sororité. À mesure que les années passent, ces soutiens deviennent pour elle des piliers essentiels, une solidarité particulièrement précieuse face aux remises en question et aux exigences du métier.
Vie personnelle et séparation
La vie privée de Faustine Bollaert a également connu des secousses récentes : son divorce d’avec l’écrivain Maxime Chattam est évoqué comme un élément central dans son quotidien. Selon l’article d’origine, l’auteur « n’a jamais caché les difficultés qu’il a lui‑même traversées depuis quelques mois ». Parents de 2 enfants, ils doivent désormais accompagner leur famille vers une nouvelle organisation.
En parlant de sa thérapie, l’animatrice participe à une plus large libération de la parole autour de la santé mentale. Elle rappelle qu’écouter les autres exige de prendre soin de soi pour ne pas s’épuiser. Cette démarche, présentée comme lucide et courageuse, éclaire d’un jour plus intime la figure solaire qu’elle affiche à l’écran.
Un tandem de sincérité se dessine ainsi : celle de l’animatrice qui offre une écoute chaleureuse et celle de la femme qui, hors caméra, travaille pour préserver son équilibre. Derrière le sourire accueillant, il y a un travail intérieur constant — une manière pour Faustine Bollaert de continuer à donner la parole sans s’oublier elle‑même.


