La nuit du passage à 2026 a tourné au drame à Crans-Montana, station huppée des Alpes valaisannes. Alors que des dizaines de jeunes fêtaient le Nouvel An dans un bar d’altitude, un incendie d’une violence exceptionnelle s’est déclaré entre le 31 décembre 2025 et le 1er janvier 2026. En quelques minutes, les flammes et la fumée ont envahi l’établissement, transformant le lieu de fête en un piège meurtrier.
Un bilan humain lourd et qui dépasse les frontières
Les autorités helvétiques ont dressé un bilan provisoire particulièrement lourd : près de quarante personnes ont perdu la vie et environ une centaine ont été blessées. Parmi les victimes, neuf sont des ressortissants français, selon les premières informations communiquées par les autorités. Ces chiffres, encore susceptibles d’évoluer, ont rapidement suscité une vive émotion en Suisse et à l’étranger.
Des secours importants ont été mobilisés dans la nuit et les heures qui ont suivi. Les premiers témoignages décrivent une propagation fulgurante du feu, qui aurait laissé peu de temps aux personnes présentes pour évacuer. Les circonstances exactes du sinistre font l’objet d’une enquête ouverte par les autorités compétentes.
Le gérant de l’établissement déjà dans le viseur de la justice française
Parallèlement aux investigations sur l’incendie, l’attention des médias et des enquêteurs s’est portée sur la personne qui dirigeait l’établissement. Selon des informations révélées par RTL le 8 janvier 2026, le gérant, identifié comme Jacques Moretti, avait déjà été jugé en France en 2008 par le tribunal de grande instance d’Annecy.
La décision consultée par RTL indique que Jacques Moretti aurait été condamné à une peine de douze mois de prison, dont huit assortis de sursis, pour des faits de proxénétisme aggravé. Les faits reprochés remontent à la période 2004-2005, entre la Haute-Savoie et la Suisse. Le tribunal l’aurait reconnu coupable d’avoir recruté plusieurs femmes afin de les livrer à la prostitution, d’en avoir « tiré profit » et d’avoir servi « d’intermédiaire » avec d’autres « exploitants ».
Selon cette même décision, l’homme gérait de fait « un salon de massage » à Genève, fixait les tarifs et organisait l’activité. Détenu provisoirement à l’époque, il n’aurait pas été réincarcéré après sa condamnation. Les documents judiciaires précisent également qu’il dirigeait, depuis 2015, un établissement à Crans-Montana.
Enquête en cours et points d’interrogation
Depuis l’incendie, une enquête a été ouverte. Les autorités cherchent à établir les causes exactes du sinistre, les responsabilités éventuelles et les conditions dans lesquelles l’établissement fonctionnait. Les éléments relatifs à la sécurité du bar, aux normes applicables et aux éventuelles infractions administratives ou pénales seront au centre des investigations.
Les informations judiciaires antérieures concernant le gérant, rendues publiques par RTL, soulèvent des questions supplémentaires quant au parcours de l’exploitant et aux contrôles auxquels il a été soumis. Il appartient toutefois aux enquêteurs et, le cas échéant, à la justice, de déterminer s’il existe un lien entre ces éléments et la tragédie de Crans-Montana.
À ce stade, les autorités suisses continuent de communiquer de manière prudente et progressive. Les chiffres communiqués restent provisoires et pourront être mis à jour au fil des éléments nouveaux. Les familles des victimes et des blessés ont été informées, et des dispositifs d’aide ont été activés pour prendre en charge les personnes touchées par le drame.
L’affaire, qui a d’ores et déjà suscité une forte couverture médiatique internationale, est suivie de près par les autorités françaises en raison de la présence de ressortissants français parmi les victimes et des antécédents judiciaires signalés. Les investigations se poursuivent afin d’apporter des réponses sur les causes du sinistre et sur l’existence éventuelle de responsabilités pénales ou administratives.


