Mélissa, candidate de la Star Academy, se retrouve au centre d’une polémique inattendue. Une intervention de Yann Barthès dans l’émission Quotidien a mis en avant l’idée selon laquelle elle serait à l’origine de l’expression « Masta Dinguerie ». Cette affirmation a déclenché un vif débat sur les réseaux sociaux, certains internautes dénonçant une forme d’appropriation culturelle et l’effacement des sources d’origine.
La phrase de Yann Barthès et la polémique sur les réseaux
Sur le plateau de Quotidien, Yann Barthès a attribué à Mélissa la paternité de la fameuse expression « Masta Dinguerie ». L’information a rapidement circulé en ligne et provoqué des réactions contrastées. Parmi elles, un message publié sur X (anciennement Twitter) par le compte @cyber_c4g3 illustre l’indignation de certains internautes : « Ptdrr, donc je viens d’apprendre que c’est une gamine de la Star Ac qui a ‘inventé’ le concept de la Masta Dinguerie… La gentrification, c’est pas des lol . Le fait que, déjà, ils utilisaient le mot ‘masta’ à tort et à travers, c’était sûr ! Et en plus, elle n’essaie même pas d’être un peu honnête ».
Le même internaute a ajouté un commentaire plus large sur les mécanismes d’appropriation : « Pendant longtemps, quand nos mots/dialectes ou nos codes esthétiques étaient utilisés, c’était dénigré ou méprisé. Puis des années plus tard, ces mêmes codes sont repris, et certains médias finissent par les présenter comme des ‘concepts’ inventés par d’autres en effaçant les personnes à l’origine. C’est normal que ça indigne : c’est loin d’être un cas isolé, et le manque d’archives (lié au mépris de l’époque) a aussi contribué à invisibiliser l’impact réel de nos cultures ».
Origine du terme « Masta » : éclairages et zones d’ombre
Sur la question des origines du mot « Masta », le média LCI est cité comme indiquant que le terme viendrait du Congo et signifierait « un mec » ou « un pote ». Cette explication met en perspective la critique d’appropriation formulée par plusieurs internautes : si le mot a des racines africaines, lui attribuer une « invention » récente effacerait une histoire linguistique et culturelle plus ancienne.
Cependant, tous les commentaires en ligne ne prennent pas la même direction. Certains défenseurs de Mélissa avancent une hypothèse différente, suggérant que « Masta » pourrait aussi être dérivé de l’anglais « master ». Cette piste, évoquée par des internautes, n’a pas été confirmée par des sources officielles et aucun détail précis n’explique comment l’expression s’est diffusée au sein du château de Dammarie‑les‑Lys, où séjournent les candidats de la Star Academy.
Une polémique qui dépasse le cadre du château
Quoi qu’il en soit, la controverse ne se limite pas à un simple quiproquo linguistique. Elle s’inscrit dans un débat plus large sur la visibilité culturelle et la manière dont les médias attribuent des origines à des expressions ou des codes esthétiques. Le cas de Mélissa illustre la fragilité des récits contemporains : une remarque ou une interprétation diffusée à la télévision peut rapidement devenir la version dominante, même lorsque l’historique reste flou.
Sur les réseaux, les prises de position s’accumulent et le public semble divisé. D’un côté, des internautes dénoncent une appropriation et l’effacement des contributions culturelles des communautés concernées. De l’autre, des voix défendent la candidate, expliquant que l’usage d’un mot par des élèves de la Star Academy ne constitue pas nécessairement une « invention » et que les langues empruntent volontiers des termes d’une culture à une autre.
Pour l’heure, aucun élément officiel ne précise comment les élèves de la Star Academy ont adopté l’expression « Masta Dinguerie ». Mélissa, involontairement, se retrouve donc au centre d’un débat qui dépasse largement le simple cadre du château de Dammarie‑les‑Lys et questionne la façon dont les médias construisent et racontent l’origine des mots.
La polémique met en lumière des enjeux de mémoire, d’archives et de reconnaissance culturelle. Tant que des sources historiques fiables ne viendront pas clarifier l’émergence et la diffusion du terme « Masta », le sujet restera ouvert et continuera d’alimenter discussions et critiques sur les réseaux sociaux et dans les médias.


