Arnaud Denis, comédien reconnu pour son travail au théâtre, a annoncé qu’il mettait un terme à sa carrière après des complications post‑opératoires sévères. Agé de 42 ans, il assure aujourd’hui ne plus pouvoir mener une vie normale et a entamé des démarches pour obtenir une euthanasie en Belgique, selon ses confidences à La Dépêche du Midi et au Parisien.
Parcours et carrière
Arnaud Denis s’est imposé sur les planches avec des rôles dans des classiques comme Tartuffe et Le Misanthrope de Molière, ou Le Roi Lear de William Shakespeare. Il a aussi joué dans des pièces de George Sand et d’Oscar Wilde et a tourné en 2023 avec Les liaisons dangereuses.
Metteur en scène prolifique, il a signé près d’une quarantaine de productions. À l’écran, on l’a vu dans Yves Saint Laurent de Jalil Lespert en 2014 et dans un épisode de la série Candice Renoir en 2016. Nommé à trois reprises aux Molières, il s’est construit une carrière solide entre scène et télévision.
Une opération qui a tout changé
Le point de départ de la dégradation de son état remonte à juillet 2023. Selon ses déclarations, il s’est fait poser une prothèse pour soigner une hernie inguinale à la clinique Ambroise‑Paré, à Paris. L’intervention, ordinaire en apparence, s’est compliquée.
Les douleurs seraient « intenses, insoutenables », même après le retrait de l’implant au niveau de l’aine, rapporte le comédien. Il affirme que son système digestif ne fonctionne plus correctement, qu’il ne parvient plus à s’alimenter et qu’il a perdu du poids. Aujourd’hui, il pèse 69 kg pour 1,84 mètre, selon ses indications.
« Je ne peux plus sortir de chez moi, je n’ai plus de vie sociale, je n’ai plus de vie du tout. Je n’ai plus rien de ce qui constitue la dignité d’une vie d’homme », confie Arnaud Denis à La Dépêche du Midi. Il se dit vivant « comme un patient cancéreux en phase terminale », estimant que les médecins « n’ont plus rien à me proposer ». Ces citations traduisent l’épuisement et la détresse qu’il décrit.
Vers une euthanasie en Belgique
Face à cette situation, le comédien a rendez‑vous « à la fin du mois » en Belgique pour entamer les démarches administratives visant l’euthanasie, affirme-t‑il au Parisien. Il explique avoir pris la décision « en pleine conscience » et dit vouloir éviter de finir « à l’hôpital avec des tuyaux partout, avec une sonde gastrique pour me nourrir ».
Le recours à l’euthanasie en Belgique implique des procédures médicales et juridiques strictes. Dans son récit public, Arnaud Denis présente cette option comme une façon de « mourir dans la dignité ». À ce stade, il déclare simplement avoir engagé les contacts nécessaires pour lancer la procédure.
Une plainte avant le départ
Parallèlement à sa demande d’euthanasie, Arnaud Denis indique vouloir porter plainte contre X pour « blessures involontaires ». Il explique vouloir déposer cette plainte « pour ma famille » et la décrit comme une « dernière arme » dans sa bataille. Il admet toutefois qu’il doute de pouvoir « aller au bout » de cette procédure.
Ses déclarations, rapportées par La Dépêche du Midi et le Parisien, mettent en lumière à la fois une trajectoire artistique reconnue et une situation personnelle tragique. Les éléments médicaux et juridiques évoqués relèvent de démarches en cours et n’ont pas été confirmés par des sources institutionnelles dans les éléments publiés à ce jour.
Les proches et l’entourage professionnel n’ont pas été cités dans les éléments fournis au moment de ces interviews. Le dossier judiciaire lié à la plainte et l’issue éventuelle de la procédure d’euthanasie dépendront des évaluations médicales et des règles en vigueur en Belgique.


