Un incident impliquant des équipes de presse a éclaté à Crans‑Montana, en Suisse, alors que l’enquête judiciaire se poursuit sur l’incendie meurtrier du bar Le Constellation. Le drame, survenu dans la nuit de la Saint‑Sylvestre, a fait 40 morts et 116 blessés ; les investigations restent en cours et la tension autour des lieux et des propriétaires ne faiblit pas, selon plusieurs médias.
Des journalistes confrontés à des proches des propriétaires
Selon Le Parisien, des équipes de médias étrangers ont été prises à partie par des personnes présentées comme proches des gérants du Constellation, Jacques et Jessica Moretti. Des journalistes italiens de Rai1 et des reporters du média suisse Blick rapportent avoir essuyé des insultes et des intimidations alors qu’ils couvraient l’affaire dans la rue.
Les équipes se trouvaient devant le restaurant Le Vieux Chalet, à Lens (Suisse), un établissement qui appartient également aux gérants du Constellation. Les journalistes espéraient y obtenir des réponses des propriétaires, qui résident à Lens, mais auraient plutôt rencontré des réactions hostiles.
Dans des vidéos diffusées par la presse, on entend notamment des injonctions du type « Cassez‑vous » accompagnées d’insultes. Un homme casquette et lunettes sur le nez s’adresse à un reporter en lui demandant : « Est‑ce que tu parles français ? Qu’est‑ce que tu fais ici ? Journaliste de quoi ? ».
Domenico Marocchi, journaliste pour Rai, a affirmé auprès de Paris Match avoir reçu des menaces et subi des violences physiques : « C’était une menace de mort », a‑t‑il déclaré. Il indique avoir été frappé à la poitrine et affirme que l’un des assaillants aurait tenté de casser le rétroviseur de leur véhicule. Le journaliste a dit avoir déposé plainte et précisé n’avoir reçu aucun message des gérants du bar.
Une publication Twitter relayant des images de l’agression a circulé en ligne : https://t.co/IJaSRa1FNh (contenu à vérifier).
Images non confirmées et versions contradictoires
Parallèlement, un journaliste de Blick rapporte une situation similaire devant un autre établissement lié aux propriétaires : selon son récit, le restaurant aurait ouvert discrètement à des clients et un employé l’aurait sommée d’arrêter de filmer en lançant : « Je m’en fous. Il n’y a personne qui filme, d’accord ? Arrête de parler. Vous n’avez pas honte ? ». Une femme présente dans les lieux aurait proféré des insultes violentes contre les reporters : « Tu es une putain de merde, tu n’es que de la merde, c’est tout ce que tu es ».
Plusieurs médias évoquent aussi des images de vidéosurveillance non confirmées qui montreraient Jessica Moretti quittant les lieux du sinistre en portant la caisse du bar. Ces séquences, dont l’origine serait des caméras situées à proximité de l’établissement, n’ont pas été officiellement authentifiées par les autorités suisses. Selon des informations relayées par la presse italienne, un journaliste aurait dit que la propriétaire était sortie légèrement brûlée au bras lors du drame ; cette affirmation ne fait pas l’objet de confirmation publique.
Les autorités helvétiques poursuivent leurs investigations pour déterminer les causes de l’incendie et établir d’éventuelles responsabilités. Aucune conclusion officielle n’a encore été rendue quant à la véracité des images ou à l’interprétation des faits qui y seraient visibles.
Tensions persistantes autour d’un lieu de drame
Les confrontations entre proches des propriétaires et équipes de reportage illustrent la forte émotion et la défiance qui entourent l’enquête. Entre recherches judiciaires, rumeurs relayées par des vidéos et demandes d’informations de la part de la presse internationale, la situation reste sensible sur le terrain.
Plusieurs journalistes ont déclaré avoir porté plainte après les incidents signalés. Les investigations policières et judiciaires en cours détermineront, in fine, ce qui s’est réellement produit la nuit du 31 décembre et dans les jours qui ont suivi autour du Constellation. En l’état, les éléments visuels circulant dans les médias sont évoqués comme non confirmés et exigent une authentification officielle.


