Perrine, révélée au grand public par sa participation à la saison 18 de L’amour est dans le pré, a annoncé sur Instagram, ce mardi 6 janvier 2026, une décision lourde de conséquences pour son avenir professionnel et personnel : après six années, elle pourrait devoir dire adieu à son exploitation, Helixine. Celle qui s’était fait connaître par son authenticité et son engagement pour le monde agricole tire aujourd’hui un bilan amer et lucide de sa trajectoire.
Une annonce directe et personnelle sur les réseaux
Dans un long message publié sur ses comptes, Perrine a retracé le chemin parcouru et les épreuves traversées. Elle a été sans détour : « Après 6 années, je vais certainement devoir dire au revoir à Helixine », écrit-elle, officialisant ainsi la fin probable de son exploitation. Elle rappelle aussi le rôle que la ferme a joué dans sa vie : « Ma ferme m’aura permis d’affronter la maladie en me surpassant chaque jour un peu plus peut être même trop mais cette dernière année remplie de haine et de jalousie aura malheureusement dégradé ma santé. »
La publication mêle reconnaissance et tristesse. Perrine évoque des rencontres, des collaborations et une visibilité acquise au fil du temps : « En 6 ans je ne pensais pas réaliser autant de choses, des rencontre incroyables et inattendues, des collaborations sincères, de la bienveillance, des trophées, des articles, des tournages.. Tout ça en affrontant des épreuves, des batailles auprès de l’administration, les aléas climatiques,… Je ne regrette rien car j’ai tout donné », conclut-elle, assurant n’avoir aucun remords malgré l’épuisement.
Des difficultés accumulées — humaines, médicales et administratives
Le message de Perrine met en lumière plusieurs facteurs qui ont fragilisé Helixine. Sur le plan personnel, elle évoque la maladie de Crohn dont elle est atteinte, ainsi que l’AVC dont a souffert sa maman. Ces événements ont alourdi son fardeau et contribué à diminuer ses ressources physiques et morales.
Sur le plan professionnel, Perrine pointe du doigt des contraintes administratives et financières. Comme le rappelait Télé-Loisirs, l’agriculture est un milieu soumis à de lourdes charges, tant administratives que climatiques. Dans son message, elle dénonce notamment des échéances qu’elle juge trop importantes au regard de la structure de son exploitation et l’attitude de sa banque : « Les échéances sont trop importantes par rapport à ma structure et la banque refuse d’étaler un peu. De leur faute, je me suis retrouvée bien malade et dans l’obligation de revendre ma ferme », dit-elle clairement.
Cette combinaison de facteurs — santé personnelle, contraintes familiales et pression financière — explique en grande partie la décision de mettre fin à Helixine. Malgré la visibilité obtenue grâce aux médias et aux collaborations, la candidate souligne que la reconnaissance n’a pas suffi à compenser l’usure quotidienne.
Un parcours marqué par l’engagement et la réalité du métier
Depuis sa sortie de L’amour est dans le pré, Perrine partageait régulièrement son quotidien d’agricultrice, mettant en lumière aussi bien les satisfactions que les difficultés du métier. Sa ferme avait connu une certaine notoriété grâce aux trophées, articles et tournages mentionnés dans son post. Mais la notoriété ne protège pas des enjeux structurels et financiers auxquels sont confrontés de nombreux exploitants.
Dans son texte, Perrine insiste sur le dépassement de soi que lui a imposé la gestion d’Helixine. Si elle reconnaît que la ferme l’a aidée à faire face à la maladie, elle admet aussi que l’effort prolongé a fini par dégrader sa santé. Son message oscille entre fierté des réalisations et lucidité face à l’impasse actuelle.
La décision d’abandonner l’exploitation s’inscrit donc à la fois comme un acte contraint et comme une protection de sa santé. Perrine ne ferme pas la porte à d’autres projets, mais la publication laisse entendre qu’un chapitre se referme : celui d’Helixine et des années consacrées à faire vivre ce lieu.
À l’heure où elle partage ce choix avec sa communauté, les lecteurs et les téléspectateurs découvrent le visage moins médiatique d’une agricultrice qui, après avoir tout donné, se voit obligée de renoncer. La date et les circonstances précisées dans sa publication — mardi 6 janvier 2026 — encadrent cette annonce et rappellent le caractère officiel de son témoignage.


