Un prime spécial nostalgie suivi par 3,86 millions de téléspectateurs
Samedi 3 janvier 2026, la Star Academy a marqué une étape symbolique avec un 200e prime consacré à la nostalgie. Diffusée sur TF1, cette émission a rassemblé d’anciens élèves et professeurs de plusieurs saisons pour des performances musicales devant près de 3,86 millions de téléspectateurs.
Parmi les invités figuraient des visages emblématiques : Jean-Pascal et Carine (saison 1), Emma Daumas, Houcine et Aurélie Konaté (saison 2), Michal (saison 3), Karima Charni et Lucie Bernardoni (saison 4), Magalie Vaé, Maud, Jean-Luc Guizonne, Jérémy, Pascal et Emilie (saison 5), ainsi que Cynthia Brown, Léa Haddad, Anisha Jo, Helena et Ebony.
La séquence réunissant plusieurs anciens académiciens devait célébrer le répertoire musical et la mémoire collective de l’émission. Mais l’un des tableaux a rapidement rebondi sur les réseaux, alimentant la controverse.
Le tableau du « Roi Lion » et la polémique
Jean-Luc Guizonne, ancien candidat de la saison 5, est remonté sur le plateau pour chanter « L’histoire de la vie » avec la chanteuse Sarah. Ce titre, extrait de la comédie musicale Le Roi Lion, est au centre du débat : l’article précise que Jean-Luc a tenu le rôle principal de 2007 à 2013 dans cette comédie musicale, information relevée lors de son intervention.
Plusieurs internautes ont estimé que le choix des artistes et des morceaux reflétait une ségrégation culturelle implicite. Certains ont pointé du doigt le fait que des chansons associées à la culture africaine aient été confiées à des artistes noirs, tandis que des titres comme « Libérée, délivrée » (La Reine des Neiges) auraient été interprétés par des artistes perçues comme blanches, notamment Léa et Anouk.
Un message relayé sur les réseaux formulait ce reproche de manière crue : « Donc les blanches chantent la Reine des Neiges et les noirs chantent le Roi Lion », illustrant la tonalité des réactions en ligne.
La réponse de Jean-Luc Guizonne
Face à ces critiques, Jean-Luc Guizonne a répondu publiquement sur le réseau X pour tenter d’apaiser la situation et contextualiser son interprétation. Il a écrit : « C’est exactement ça l’ami. Il y a très peu de spectacles musicaux qui mettent en avant la culture africaine. Lorsque des artistes noirs peuvent lui rendre honneur, pourquoi s’en priver ? Sinon nos voix, j’espère que ça te convenait ? 🫶🏾😉 » (lien : https://t.co/q8fMEtIGj4).
Dans sa réaction, il défend le choix artistique en soulignant le manque apparent de représentations consacrées à la culture africaine dans les grands spectacles musicaux. Il invite également à recentrer le débat sur la qualité vocale et l’hommage rendu à l’œuvre plutôt que sur une interprétation accusatrice.
Un autre internaute avait interrogé les « critères de sélection » utilisés pour ce tableau. Jean-Luc a répondu sur ce point en reprenant l’argument du respect culturel : « Quels critères ? Leur voix et certainement leur couleur de peau. ‘Le Roi Lion’ est un spectacle musical qui met en lumière la culture africaine et hélas, il y en a trop peu à mon goût. Je trouve ça bien quand elle est respectée. Merci de ne pas voir du racisme partout. » Ces propos visent à défendre la logique artistique derrière le choix des voix.
Retour sur un objectif affiché : rendre hommage
Au-delà de la polémique, Jean-Luc Guizonne a souligné l’importance personnelle de revenir sur la scène de la Star Academy. Revenir à l’émission qui l’a révélé constituait « un honneur », a-t-il indiqué, et chanter un morceau d’un spectacle qui, selon lui, « a changé sa vie » relevait d’une démarche de reconnaissance artistique.
Il a toutefois exprimé un regret concernant les costumes du tableau, estimant qu’ils montraient « un vrai manque d’inspiration », tout en précisant qu’il n’y voyait aucune intention polémique de la part de la production.
Les réactions suscitées par cette séquence révèlent la sensibilité du public autour des questions de représentation culturelle dans les grandes émissions de divertissement. La discussion, portée principalement par les réseaux sociaux, a mis en lumière des attentes diverses : certains appellent à plus de diversité et d’hommages fidèles aux cultures concernées, d’autres s’inquiètent de toute interprétation qui pourrait être lue comme une instrumentalisation identitaire.
Cette affaire illustre combien le choix de répertoires et d’interprètes, même dans un cadre festif et nostalgique, peut rapidement devenir un objet de débat public.


