Selon Le Parisien, la première chocolaterie du chef pâtissier Cédric Grolet a été victime d’un cambriolage dans la nuit de dimanche à lundi, au cœur de Paris. Située avenue de l’Opéra (IIᵉ arrondissement), l’adresse — baptisée « Cédric et la chocolaterie » — a été visitée par des malfaiteurs qui ont emporté un important butin en liquide, correspondant aux recettes générées pendant les fêtes de Noël.
Un coup de filet nocturne dans une boutique spectaculaire
Ouverte le 18 octobre dernier, « Cédric et la chocolaterie » se présente comme une immersion visuelle et gourmande inspirée de l’univers de Charlie et la chocolaterie de Roald Dahl. Cascade murale de chocolat, comptoirs en forme de petits-beurre et fruits secs géants: le lieu, installé à côté de la pâtisserie historique du chef, avait rapidement attiré touristes et Parisiens.
Pour son inauguration, le chef de 40 ans, star des réseaux sociaux avec plus de 22 millions d’abonnés sur Instagram et TikTok, avait joué la carte du spectacle en dissimulant dix « tickets d’or » dans ses tablettes de chocolat, à la manière de Willy Wonka. Ce dispositif avait suscité un fort engouement médiatique et fait affluer influenceurs et clients.
Une intrusion ciblée et méthodique
D’après les premiers éléments rendus publics, les cambrioleurs se sont introduits par une porte vitrée située dans une rue perpendiculaire à l’avenue de l’Opéra. La serrure blindée n’a pas résisté: les malfaiteurs auraient percé le barillet, probablement à l’aide d’une perceuse, avant de forcer l’accès.
Une fois à l’intérieur, les auteurs n’auraient pas multiplié les dégâts. Les enquêteurs signalent qu’ils n’ont ni saccagé la boutique du rez-de-chaussée, ni touché l’espace de préparation des commandes situé en sous-sol. Ils se seraient dirigés directement vers le niveau -1, où se trouvait le coffre-fort, fouillant placards et tiroirs-caisses.
Le coffre contenant le fond de caisse a été emporté, ainsi que les liquidités engrangées depuis le 23 décembre, période particulièrement faste pour les chocolatiers et pâtissiers en raison des fêtes.
Le préjudice est évalué entre 15 000 et 20 000 euros. Une carte bancaire professionnelle fait également défaut, selon les informations disponibles. À ce stade, le parquet de Paris n’a pas communiqué sur l’ouverture d’une enquête et aucune interpellation n’a été annoncée.
Conséquences et réactions
Ce cambriolage intervient alors que la chocolaterie venait tout juste de s’imposer comme une adresse incontournable. Si le vol n’entame pas la popularité ni le succès commercial de Cédric Grolet, il rappelle que même les lieux les plus prisés et soigneusement sécurisés peuvent être la cible d’actes ciblés.
L’affaire suscite une certaine ironie: les vitrines féeriques et le clin d’œil au conte de Dahl ont attiré le public, mais elles auraient également capté l’attention de malfaiteurs apparemment bien informés.
Pour le personnel et la direction, il s’agit désormais de mesurer l’ampleur du préjudice matériel et financier, d’ajuster les mesures de sécurité et d’accompagner les équipes impactées par cet épisode nocturne.
Un « jackpot » de Noël volé
Dans la presse, le récit compare ce cambriolage à une scène de film familial — une image qui illustre le contraste entre la féérie recherchée par le chef et le réalisme d’un vol commis à la faveur des fêtes. Le terme de « jackpot » a été employé pour décrire la somme dérobée, qui correspond aux recettes encaissées lors de la période la plus lucrative de l’année.
Aucune autre précision n’a été rendue publique pour l’instant quant à l’identité des auteurs ou aux suites judiciaires. Les investigations, si elles sont effectivement ouvertes, devront notamment confirmer la méthode d’effraction et retracer le parcours des malfaiteurs.
En attendant, la chocolaterie reste marquée par cet incident de fin d’année. Pour un lieu qui a fait de l’émerveillement visuel sa signature, la scène rappelle combien la réalité peut être prosaïque et brutale, même au cœur d’un décor digne d’un conte.


