Stéphane Bern, visage familier du service public et animateur de Secrets d’histoire sur France 2, a officialisé sa participation à la quinzième saison de Danse avec les stars, émission diffusée sur TF1. L’annonce, révélée par la Une le 2 décembre, a déclenché une réaction vive au sein de France Télévisions, selon les confidences du principal intéressé dans une interview accordée à Télé-Loisirs.
Une décision qui crée des remous en interne
Rattaché à France Télévisions depuis 2006, Stéphane Bern affirme avoir informé sa direction de son intention de rejoindre le casting du concours de danse, sans solliciter de validation formelle. Il rappelle que son contrat n’est pas exclusif, ce qui lui permet légalement de participer à une production d’une autre chaîne.
Malgré cet encadrement contractuel, la réaction de certains responsables du groupe public a été, d’après l’animateur, « franche et presque exagérée ». Toujours selon ses propos, des membres de la direction auraient exprimé leur surprise et leur désapprobation par des commentaires tels que : « Mais vraiment ? Tu crois ? Mais ce n’est pas bien ». Stéphane Bern rapporte même que certains « ont rué dans les brancards » lors de l’annonce.
Ces tensions mettent en lumière la sensibilité autour des passages d’animateurs historiques du service public sur des chaînes commerciales. Elles ont aussi entraîné l’implication, involontaire, d’autres personnalités du groupe public dans le débat interne.
Laurent Delahousse cité comme point de comparaison
Pour étayer son choix et tenter d’apaiser les esprits, Stéphane Bern s’est appuyé sur des éléments chiffrés. Il cite un sondage publié par La Tribune du Dimanche selon lequel il serait « le deuxième visage le plus incarnant du service public, juste derrière Laurent Delahousse ». Cette référence lui a servi d’argument pour expliquer que sa présence sur TF1 pourrait, selon lui, valoriser l’image du service public auprès d’un public plus large.
En évoquant Laurent Delahousse, Stéphane Bern a placé ce confrère au centre d’une comparaison médiatique, sans que ce dernier n’ait demandé à être associé à cette discussion. Il s’agit, dans le récit de l’animateur, d’un point de repère pour mesurer la notoriété respective des visages de France Télévisions aux yeux du public.
Assurances et promesses professionnelles
Face aux inquiétudes exprimées par sa hiérarchie, Stéphane Bern a tenu à rassurer : sa participation à Danse avec les stars ne remettrait pas en cause ses engagements professionnels habituels au sein de France Télévisions. Il a affirmé que ses obligations éditoriales et ses missions continueraient d’être respectées.
L’animateur avance également l’idée que sa visibilité sur une autre grande chaîne pourrait bénéficier indirectement au service public, en augmentant la notoriété des programmes qu’il porte. Ce raisonnement sert de contre-argument à ceux qui redoutent une dilution de l’image de France Télévisions lorsque ses animateurs apparaissent sur des antennes concurrentes.
Un débat symptomatique des relations entre chaînes
Cette affaire illustre les équilibres délicats entre la liberté des personnalités médiatiques et les attentes des employeurs institutionnels. Le cas de Stéphane Bern rappelle qu’au-delà des contrats, c’est l’impact symbolique des choix de carrière qui suscite parfois davantage de réactions que la simple conformité juridique.
Les propos rapportés par Télé-Loisirs témoignent d’une situation où la communication interne et la perception publique se croisent. Ils ne permettent pas, en l’état, de juger des raisons précises des tensions évoquées, ni de mesurer l’ampleur réelle des réactions chez France Télévisions. Reste que l’annonce officielle du 2 décembre ouvre une nouvelle séquence médiatique, sur fond de compétition entre dispositifs audiovisuels et d’enjeux d’image pour les personnalités du service public.


