Ce 22 décembre 2025, TF1 programmera le téléfilm Panique au grand magasin, une comédie sociale portée par Arnaud Ducret, Antoine Duléry, Tom Villa et Isabelle Nanty. Le film installe son intrigue pendant la période cruciale des fêtes de fin d’année et met en scène le face‑à‑face de deux visions du commerce face à la crise des ventes et à l’essor du e‑commerce.
Un face‑à‑face entre tradition et modernité
Le pitch place Arnaud Ducret dans la peau d’un entrepreneur audacieux, ancien patron du mythique Passo Club. Il a tout sacrifié pour sauver son night‑club, réussit sa reconquête et rejoint le cercle des chefs d’entreprise à succès. Sa mission : reprendre la direction d’un grand magasin en difficulté.
Ce magasin était jusqu’ici tenu par Antoine, incarné par Antoine Duléry, héritier d’une enseigne familiale fondée par son grand‑père. Entre nouvelles habitudes de consommation, concurrence du commerce en ligne et chute des ventes, l’avenir du magasin et des emplois qui en dépendent apparaît menacé.
Pour Arnaud, maintenir l’activité coûte que coûte devient une obsession, d’autant que les ventes de Noël s’annoncent décisives. Le scénario promet un rythme soutenu où comédie et préoccupations sociales se mêlent, tout en mettant en lumière les tensions humaines qui accompagnent la transformation d’un commerce historique.
Le rôle d’Antoine Duléry est décrit comme touchant et subtil. L’acteur, réputé pour incarner des personnages profondément humains, retrouve ici un registre proche de ses préoccupations personnelles : le rapport aux lieux chargés d’histoire et de mémoire.
Un comédien entre cinéma, télévision et théâtre
À 66 ans, Antoine Duléry mène une carrière dense et plurielle, alternant cinéma, télévision et théâtre. Récemment, il a été à l’affiche de la série Bellefond sur France 3, preuve d’une activité soutenue sur le petit écran.
Quand les projecteurs s’éteignent, il partage sa vie entre Vincennes et l’île de Bréhat, au large des Côtes‑d’Armor. Ce double ancrage reflète la quête d’un équilibre entre travail et intimité, très présent dans son parcours artistique.
Bréhat, une madeleine de Proust
L’île de Bréhat occupe une place particulière dans le cœur de l’acteur. Loin de l’agitation parisienne, Bréhat est pour lui plus qu’une résidence secondaire : c’est un lieu d’enfance où ses grands‑parents ont longuement vécu. Le jeune Antoine y passait ses vacances entre balades, baignades et sorties en bateau.
La maison familiale originelle n’appartenant plus aux Duléry, l’attachement est pourtant resté intact. Après plus de vingt ans d’absence, l’acteur a choisi d’y revenir en achetant une nouvelle demeure, un retour aux sources clairement assumé. « Ici, chaque lieu est pour moi une madeleine de Proust », confiait‑il il y a quelques années.
L’île, sans voitures et peuplée d’environ 400 habitants, favorise une vie simple et propice à l’oubli du tumulte médiatique. Antoine Duléry y flâne volontiers sur la plage du Guerzido, là même où il faisait autrefois du bateau avec ses amis, et se fond dans le décor en échangeant avec les habitants.
Famille, transmission et discrétion
Bréhat est aussi un lieu de transmission. L’acteur aime y emmener ses deux fils, Raphaël et Lucien, pour leur faire partager les paysages et les sensations qui ont marqué sa jeunesse. « Chaque fois que je vais dans les chemins, j’ai l’impression d’avoir douze ans », racontait‑il avec émotion.
Quand il n’est pas sur l’île, Antoine Duléry réside à Vincennes, en proche banlieue parisienne. Il vit dans une maison avec jardinet, partagée avec son épouse, la réalisatrice Pascale Pouzadoux. Cette base à la fois tranquille et pratique lui permet de rester proche des studios et des théâtres.
La famille a notamment traversé la période du confinement en 2020 à Vincennes. Par prudence, l’acteur avait alors préféré éviter de se rendre à Bréhat afin de ne pas risquer d’y apporter le virus. Ce choix illustre sa volonté de concilier respect des lieux et protection des proches.
Entre Vincennes et Bréhat, Antoine Duléry cultive le même attachement aux lieux, aux gens et à la mémoire. Cette stabilité personnelle nourrit sans doute la justesse de ses interprétations et explique pourquoi le public continue de suivre ses choix artistiques année après année.
Mentionnés dans l’article : Arnaud Ducret, Antoine Duléry, Tom Villa, Isabelle Nanty, Pascale Pouzadoux.
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