Muriel Robin révèle une enfance sans amour et comment La pire mère au monde, avec Louise Bourgoin, résonne avec son éloignement maternel (Quelle époque)

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Muriel Robin fait son retour au cinéma ce mercredi dans La pire mère au monde, une comédie signée Pierre Mazingarbe. Elle y incarne Judith, une greffière confrontée à sa fille substitut, interprétée par Louise Bourgoin. Le film met en scène une relation mère-fille déjà compliquée, qui dégénère lorsque la jeune femme devient la cheffe de sa mère, puis lorsqu’elles doivent collaborer sur une affaire exceptionnelle. Invitée de l’émission Quelle époque pour assurer la promotion du film, Muriel Robin en a profité pour évoquer, avec une grande sincérité, son propre rapport à sa mère et l’absence d’amour qui a marqué son enfance.

Un retour professionnel après des années d’attente

Après s’être plainte il y a deux ans sur le plateau de Quelle époque d’être « boudée par le cinéma », Muriel Robin retrouve aujourd’hui les écrans avec un rôle comique mais personnellement résonnant. Dans La pire mère au monde, elle partage l’affiche avec Louise Bourgoin ; la dynamique mère-fille au cœur du film semble d’ailleurs faire écho aux blessures familiales qu’elle a évoquées en promotion.

La comédienne a, durant sa carrière, alterné succès sur scène et pauses plus longues. Au début des années 2000, alors au sommet de sa gloire, elle a suspendu sa carrière pour rester auprès de sa mère dans ses derniers instants. Sa mère, Aimée Rimbaud, est décédée en 2003 à l’âge de 77 ans.

Une enfance marquée par l’absence d’affection

Sur le plateau de Quelle époque, Muriel Robin est revenue sur une enfance où les démonstrations d’affection étaient rares, parfois inexistantes. « On s’est jamais dit un mot gentil. On ne s’est jamais touché. Pas touché. Ça explique un peu une forme de dureté chez moi », a-t-elle confié. Elle a résumé cette difficulté par une observation crue : « Elle ne savait pas faire. C’est une langue, l’amour. Elle ne la connaissait pas. »

Plus tôt dans l’entretien, elle avait admis : « On a eu en commun des moments durs. (Elle a) été un peu dure », tout en assurant qu’elle « aimait beaucoup sa mère ». Muriel Robin a expliqué que, malgré ces blessures, elle a fini par se rapprocher de sa mère : « Je suis passée à côté. Je me suis trompée. On se trompe dans la vie (…) Je suis passée à côté. Je ne vais pas raconter ma vie, mais voilà. On a fini par se retrouver. »

Cette réconciliation s’est concrétisée par la décision de mettre sa carrière en pause pour accompagner sa mère lors de ses derniers jours. Elle parle de cette période comme d’une tentative « de rattraper le temps perdu ».

Des conséquences durables sur sa vie affective

Muriel Robin admet que ces lacunes affectives ont laissé des traces durables. Aujourd’hui âgée de 70 ans — « j’ai quand même eu 70 ans cette année », a-t-elle rappelé —, elle confie que le manque de confiance persiste : « On ne répare pas ça. J’ai quand même eu 70 ans cette année et je continue à ne pas avoir confiance en moi. »

Elle a également tenté d’apprendre à exprimer les sentiments au sein de sa famille, en s’adressant à sa mère et à ses deux sœurs, Nydia et Martine, sans toujours y parvenir. Elle rapporte une formule de sa mère restée ferme face aux démonstrations d’affection : « Elle disait qu’on n’avait pas le temps de se lécher la gueule. »

Ces confidences illustrent combien les manques affectifs d’une enfance peuvent influencer la manière d’aimer et d’être aimé, même après des décennies de succès professionnel et de reconnaissance publique.

Entre cinéma, télévision et vie privée

Outre La pire mère au monde, Muriel Robin continue d’être présente à l’écran. Elle a évoqué également sa vie personnelle ; elle est l’épouse d’Anne Le Nen. Côté télé, elle sera à retrouver dans la nouvelle saison de Master Crimes sur TF1, dès le début du mois de janvier.

Sur les réseaux sociaux, son intervention dans Quelle époque a été reprise :

🗣️ « On s’est jamais dit un mot gentil, on s’est jamais touché. » Muriel Robin revient sur cette absence d’affection dans son enfance, qui l’a marquée à vie. #QuelleEpoque @FranceTV @LeaSalame @hugoclement pic.twitter.com/tDPnekOc2x

Ces déclarations publiques éclairent le rapport complexe entre vie intime et carrière médiatique pour une artiste qui, malgré les blessures, demeure une figure majeure du spectacle francophone.

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