Ce 21 décembre 2025, France 2 rediffuse Le Père Noël est une ordure, la comédie devenue un rituel des fêtes depuis sa création sur scène puis son adaptation au cinéma. La programmation intervient dans un contexte assombri par la disparition de Michel Blanc, l’un des visages du Splendid, dont l’absence a ajouté une tonalité particulière à ces retrouvailles télévisuelles.
Un classique des fêtes, entre nostalgie et hommage
Le film se déroule la veille de Noël, dans les locaux parisiens de l’association SOS Détresse Amitié. On y suit Pierre et Thérèse, deux jeunes permanenciers maladroits, tandis que leur collègue, Mme Musquin, s’apprête à réveillonner en famille. L’arrivée de Zézette, une clocharde récemment séparée de son compagnon Félix, déclenche une série de situations burlesques qui culminent lorsque Félix revient et tente d’étrangler Zézette.
Près de cinquante ans après leur création, les membres de la troupe du Splendid continuent d’attirer des millions de téléspectateurs lors de ces diffusions annuelles. Mais derrière l’effet de groupe et la mythologie de la comédie française, les trajectoires personnelles et résidences des comédiens ont pris des directions variées. Voici où vivent aujourd’hui plusieurs figures emblématiques du collectif.
Christian Clavier : un exil choisi à Bruxelles
Christian Clavier, l’un des visages les plus connus du Splendid, a pris ses distances avec la vie parisienne. L’acteur, âgé de 72 ans, s’est installé dans le haut de Saint-Gilles, à Bruxelles, un quartier mêlant chic et bohème au sud du centre-ville. Il y aurait acquis une grande maison avec jardin, dans un environnement paisible aux façades Art déco.
Longtemps domicilié à Londres, puis propriétaire d’une villa en Corse revendue en 2010, Clavier évoque aujourd’hui dans ses déclarations une recherche de qualité de vie. Il loue une relation plus simple à la notoriété en Belgique et une atmosphère internationale qui lui rappelle l’Angleterre d’avant le Brexit. Ce choix de vie, dit-on, lui offrirait un équilibre durable loin du tumulte parisien.
Josiane Balasko : le refuge familial dans les Yvelines
Josiane Balasko, autre pilier du Splendid, a opté pour l’intimité verdoyante de Jouy-en-Josas, à proximité de Versailles. Elle vit dans une maison spacieuse de plus de 250 m², estimée à plus de deux millions d’euros, où elle reçoit volontiers amis et proches. C’est dans ce cadre qu’elle partage des moments avec sa fille, Marilou Berry, et son petit‑fils Andy.
Ancienne investisseuse dans l’immobilier parisien — notamment à Pigalle, un achat qu’elle confie aujourd’hui ne plus pouvoir se permettre face à la hausse des prix — Balasko cultive à Jouy-en-Josas un art de vivre chaleureux. Repas conviviaux et objets insolites composent un intérieur en accord avec l’image de l’actrice : accueillant, discret et tourné vers la famille.
Gérard Jugnot, quant à lui, partage ses attaches entre la capitale et le Sud. Il possède une maison rue des Abbesses, sur les hauteurs de Montmartre, un secteur apprécié pour son charme de village au cœur de Paris. Mais depuis presque trente ans, il est aussi propriétaire d’une maison sur la presqu’île de Giens, à Hyères, dans le Var, un lieu naturel où il se ressource régulièrement. Son engagement écologique est visible : il est parrain du Porquerolles Film Festival, preuve d’un attachement durable au littoral méditerranéen.
Thierry Lhermitte, toujours domicilié à Paris avec son épouse, trouve son équilibre dans le Cantal. Il possède une maison isolée, près de Champs-sur-Tarentaine, entourée de prés, de bois et de chevaux. Depuis une dizaine d’années, il y cultive une passion pour l’éthologie équine et mène une vie plus proche de la nature. Loin des projecteurs, ce refuge est pour lui une respiration nécessaire.
Marie-Anne Chazel a, elle aussi, choisi un partage entre la capitale et la Corse. Son intérieur parisien se distingue par des couleurs vives et des motifs géométriques : un espace conçu comme un cocon créatif. Elle possède également une maison secondaire en Corse, dotée d’un vaste jardin, où elle développe son goût pour le jardinage et la tranquillité.
Ces trajectoires résidentielles montrent que les membres du Splendid ont construit, chacun à leur manière, des refuges en accord avec leurs personnalités. Entre discrétion, attachement familial et recherche de nature, ils semblent privilégier aujourd’hui un rythme de vie apaisé, loin de l’agitation médiatique qui a accompagné leur gloire initiale.


