Le 15 octobre 2022, treize apprentis artistes faisaient leur entrée au château de la « Star Academy » avec l’espoir de vivre de leur passion : la musique. Une dixième saison brève, remportée quelques semaines plus tard par Anisha, a vu émerger plusieurs visages connus du grand public : Enola, Louis, Léa — les trois autres finalistes — ainsi que Tiana, Chris et Stan. Éliminé le 12 novembre après moins d’un mois à Dammarie-les-Lys, Stanislas Souffoy-Rittner, dit Stan, n’a pas renoncé à son rêve. Il a quitté la France pour s’installer à Sidney, en Australie, où il poursuit une double carrière dans la musique et le mannequinat et partage régulièrement des clichés de sa nouvelle vie sur Instagram.
De la Star Academy à la vie australienne
Sur son compte, l’ancien académicien de 26 ans s’affiche souvent torse nu, lunettes de soleil vissées et posé sous les palmiers, donnant l’impression d’une installation réussie au pays des koalas et des kangourous. Selon les éléments du dossier, son départ de France est intervenu après la fin de l’aventure télévisée et il a depuis multiplié les projets artistiques et les séances photo.
Son histoire illustre la trajectoire d’un candidat de télé-réalité qui choisit de tenter sa chance à l’étranger. L’expérience de Stan à la « Star Academy » — une émission qui a révélé plusieurs talents — a servi de tremplin, même si son parcours dans l’académie a été écourté par une élimination en novembre.
Témoin d’une attaque à Bondi Beach
Le quotidien Le Parisien rapporte, le 16 décembre, le témoignage de Stan. Ce jour-là, il se trouvait à Sidney lorsqu’une attaque a visé la plage de Bondi en pleine célébration de la fête juive de Hanoukka. Deux hommes ont ouvert le feu, un événement qualifié de « terroriste » et « antisémite » par les autorités australiennes. Le bilan mentionné auprès de nos confrères fait état d’au moins 16 morts, dont un Français, et de 42 blessés.
Stan a raconté aux journalistes comment il a vécu ces instants : il réside à quelques mètres de la plage, un lieu qu’il décrit comme un endroit « mythique », surnommé « La Bulle », fréquenté par les personnes qui viennent marcher, courir ou se retrouver en famille. Ce dimanche-là, il rentrait chez lui après une séance de sport en plein air lorsque des bruits ont attiré son attention. « J’ai d’abord cru à des pétards, à des feux d’artifice », confie-t-il au Parisien.
La situation a rapidement dégénéré. « J’ai fini par comprendre qu’il s’agissait de coups de feu. Il y a eu une panique générale. La plage s’est vidée en quelques secondes. Les gens ont commencé à courir, certains se couchaient par terre dans les bars. C’était horrible. Je me suis mis à courir comme pas possible et je me suis enfermé chez moi », a-t-il relaté, encore marqué par l’événement. « Ça s’est joué à cinq, dix minutes près », ajoute-t-il, laissant transparaître le choc et la douleur de ce qu’il a vu.
Un témoignage parmi d’autres
Le récit de Stan rejoint celui de nombreux témoins locaux et touristes, qui ont décrit des scènes de panique et d’entraide après les tirs. Les autorités australiennes ont qualifié l’attaque d’acte terroriste et indiqué un motif antisémite, selon le même reportage. Parmi les victimes, un ressortissant français figure dans le sombre bilan communiqué aux médias.
Pour Stan, ces événements viennent rompre la quiétude affichée sur ses réseaux sociaux. Son installation à Sidney, présentée jusque-là comme une parenthèse ensoleillée propice à la création et au mannequinat, a brusquement pris une tournure dramatique. Le témoignage qu’il livre au Parisien montre l’impact psychologique d’un drame vécu à proximité immédiate et rappelle la fragilité des trajectoires d’artistes expatriés.
Resté sobre dans ses déclarations, l’ancien académicien insiste surtout sur la violence de l’instant et la rapidité de la panique. Il n’a, dans ce témoignage, fait aucune autre annonce publique concernant sa carrière ou son retour éventuel en France.
Ce récit, tel que rapporté par Le Parisien, illustre la manière dont un quotidien de jeune artiste à l’étranger peut basculer en quelques minutes. Les faits évoqués — date du témoignage, localisation, bilan provisoire des victimes — proviennent du reportage cité et reflètent la situation telle qu’elle a été décrite par nos confrères.


