Ce dimanche 9 novembre, Frédéric Lopez retrouve sa formule du week-end : inviter trois personnalités à se ressourcer à la campagne, loin du tumulte médiatique. Pour cet épisode inédit, l’animateur réunit un trio inattendu : l’ancien garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti, le chanteur Garou et l’actrice Sylvie Testud. L’émission promet des confidences et des moments de partage, notamment autour du parcours personnel de la comédienne.
Une enfance marquée par l’absence du père
Née à Lyon dans un milieu modeste, Sylvie Testud s’est construite essentiellement auprès de sa mère d’origine italienne et de sa sœur cadette. Lors de l’enregistrement, l’actrice, récemment remarquée dans le succès commercial Cocorico, évoque une enfance difficile, marquée par l’absence de son père, qui les aurait abandonnées très tôt.
La mise au cœur de ces souvenirs est un moment fort de l’émission. Sylvie Testud raconte sans fard la place laissée vide par ce parent absent et comment cette réalité familiale a influencé son parcours personnel et artistique. Ses confidences sont livrées avec la pudeur et l’émotion qui la caractérisent.
Une rencontre troublante dans le public
L’anecdote qu’elle partage remonte à 2005, alors qu’elle a 34 ans et joue dans La mouette, mise en scène par Isabelle Nanty et adaptée de Tchekhov. Sur scène, entourée de comédiens tels que Charles Berling, Julie Depardieu, Danièle Lebrun et Albert Delpy, Sylvie Testud vit une nuit de représentation particulièrement singulière.
Avant même le lever du rideau, elle aperçoit dans le public un homme dont le visage lui paraît familier au point de l’ébranler. « C’est comme si quelqu’un m’avait dit : Regarde ce type », se souvient-elle. Persuadée qu’il s’agit de son père, elle en parle à Albert Delpy, qui, lui aussi, est frappé par la ressemblance : « ils se ressemblent beaucoup trop », confie-t-elle à l’antenne.
L’émotion envahit la comédienne et perturbe sa concentration. Elle décrit avoir été « complètement à l’ouest » pendant toute la représentation, tant la confrontation visuelle a réveillé des sentiments puissants et contradictoires.
Une tentative de reconnaissance sans suite
À l’issue de la représentation, Sylvie Testud décide d’agir et se rend à la billetterie avec une demande précise : savoir si un certain Edouard Testud a acheté un billet. Mais la réalité administrative de la salle stoppe net ses espoirs. Les billets n’étant pas nominatifs, la guichetière ne peut confirmer l’identité du spectateur.
Ce moment, à la fois angoissant et suspendu, illustre la quête intime d’une femme face à une absence qui n’a jamais été pleinement comblée. Troquant la certitude pour le doute, Sylvie Testud conserve le souvenir d’une reconnaissance presque surnaturelle : « Je suis sûre que c’est mon père », avait-elle déclaré à l’époque.
Présences croisées et relations possibles
Le casting de l’émission crée des passerelles inattendues. Le lien évoqué entre Éric Dupond-Moretti et Garou repose sur une coïncidence géographique : la compagne d’Éric Dupond-Moretti, Isabelle Boulay, est québécoise, tout comme Garou. Cette connivence de culture et d’origine laisse entrevoir des discussions informelles et des moments d’affinité durant le week-end.
Sylvie Testud, dont la carrière oscille entre théâtre et cinéma, s’apprête à partager ces souvenirs personnels avec ses deux compagnons d’antenne. L’émission se présente ainsi comme un espace de rencontres où passé et présent se télescopent, offrant au public des instants de vérité et de vulnérabilité.
La diffusion de ce numéro devrait donner au spectateur l’occasion d’entendre d’autres confidences et de voir comment ces trois personnalités apprennent à se connaître, dans la simplicité d’un séjour champêtre.


