Depuis 25 ans, Game One rythmait les journées des amateurs de jeux vidéo. Selon BFM Tech&Co, la chaîne du groupe Paramount Networks France pourrait cesser d’émettre à la fin du mois de novembre 2025, au terme d’un plan de restructuration interne. Cette annonce marque la possible disparition d’une chaîne devenue une référence pour le gaming télévisuel en France, au même titre que C8 et NRJ12 ont connu des bouleversements récents.
Une décision inscrite dans un vaste plan de restructuration
D’après les informations publiées par BFM Tech&Co, la mise à l’arrêt de Game One s’inscrirait dans un plan de restructuration touchant plus de 50 % des effectifs du pôle télévisuel de Paramount Networks France. Le média souligne que cette réorganisation serait liée à la fusion entre la maison mère américaine, Paramount Global, et Skydance, visant à créer une nouvelle entité.
Les salariés auraient été informés en amont, avant la rentrée 2025, ce qui a alimenté l’inquiétude interne. Le calendrier évoqué par BFM place la fin de diffusion à la fin novembre 2025, mais, à ce stade, aucun communiqué officiel public de Paramount France n’a été cité dans les éléments relayés par la presse.
Une chaîne rentable, selon des employés
L’annonce a suscité l’incompréhension chez plusieurs salariés. « On est pourtant très rentable », confie, sous couvert d’anonymat, un chargé de production présent depuis dix ans chez Paramount, cité par BFM Tech&Co. Toujours selon le média, Game One générerait « plus de deux millions d’euros par an de bénéfices nets ». Ces chiffres, s’ils sont confirmés, questionnent la logique économique qui sous-tendrait la fermeture.
Plusieurs contractuels interrogés ont noté que, malgré des renouvellements, les engagements commençaient à être signés pour des durées courtes. « On le sentait venir car même si on nous a dit de repartir pour une saison, ce sont des contrats courts qui ont été signés », remarque un pigiste déjà résigné depuis quelques semaines.
Dans le débat interne, une explication souvent avancée pointe la migration des audiences vers des plateformes comme YouTube et Twitch. « Le problème de Game One, c’est qu’en 2025, les gens regardent du jeu vidéo sur Twitch ou Youtube, pas au sein d’un bouquet obscures de chaînes ADSL », estime une source proche du dossier contactée par BFM Tech&Co.
Cette vision n’était pas forcément partagée par tous. En 2023, Julien Tellouck, animateur emblématique de Game One, défendait une posture différente dans un entretien accordé à Télé-Loisirs : « On n’est pas vraiment la télé, on n’est pas vraiment internet, on est le lien entre les deux. »
Une fermeture perçue comme une perte symbolique
La possible disparition de Game One provoque une vive réaction sur les réseaux. De nombreux internautes se disent attristés de perdre une chaîne qui les a accompagnés pendant vingt-cinq ans, rappelant des émissions comme Level One, la Game Zone, Team G1, ou Marcus et son Rétro Game One.
Parmi les commentaires relayés, certains regrettent la perte d’un « pilier symbolique » du gaming français, tandis que d’autres s’indignent du contraste perçu entre décisions économiques et service public. Extraits de réactions : « Quelle tristesse. Une chaîne historique, tellement géniale dès ses débuts », « Game One ferme alors que la chaîne est rentable », « Je suis en LARMES si c’est vrai… La seule chaîne qui comptait à mes yeux. » Ces témoignages montrent l’attachement d’une partie du public à des formats et des animateurs devenus familiers.
Si la perspective d’une fermeture reste issue des révélations de BFM Tech&Co, la situation soulève des questions sur l’avenir des chaînes spécialisées face à l’essor des plateformes numériques et aux restructurations d’acteurs internationaux. Les salariés, eux, attendent désormais des confirmations officielles et des précisions sur les conditions de cessation et les reclassements éventuels.
Mentionnée dans les informations disponibles, la fusion Paramount Global–Skydance et le plan de restructuration sont présentés comme les éléments déclencheurs de cette décision. À ce stade, l’ensemble des éléments provient du reportage et des sources citées par BFM Tech&Co.


