Après des mois de mouvements dans les rédactions et sur les grilles, Yves Calvi entame un nouveau chapitre de sa carrière : le journaliste de 66 ans rejoint la chaîne T18 et prendra l’antenne chaque samedi soir de 20h00 à 21h00 avec une émission rebaptisée « Chez Calvi ». Cette annonce marque la fin d’un cycle qui l’a vu successivement à RTL, BFM TV et LCI, et s’inscrit dans une rentrée télévisuelle très remaniée.
Un retour attendu sur une nouvelle chaîne
La rumeur circulait depuis quelques semaines : T18, lancée en juin 2025, cherchait un visage pour remplacer Laurent Ruquier sur la tranche du samedi soir (20h‑21h). Le choix s’est porté sur Yves Calvi, appelé par Christopher Baldelli, le patron de la chaîne. Les deux hommes se connaissaient déjà, ayant longtemps collaboré à RTL, où Calvi avait notamment animé la matinale.
À la conférence de presse donnée par T18 le mardi 7 juillet, Yves Calvi a expliqué les raisons de son arrivée : « Je rejoins T18 avec beaucoup de plaisir. J’y retrouve un univers qui me semble proche, exigeant et qualitatif. Mon métier repose sur une seule chose : la curiosité. Comprendre, écouter, aller plus loin. Je vais simplement essayer d’être moi‑même dans cette nouvelle aventure chaque samedi. »
Une émission centrée sur la culture
L’émission conservera une ligne culturelle proche de celle de sa précédente formule : débats, portraits et invités issus du monde des arts et des lettres. Calvi précise être « fils d’artiste » et dit connaître ce milieu tout en reconnaissant qu’il peut l’impressionner. Cette proximité avec la culture semble avoir pesé dans son choix de rejoindre T18, qui affiche une ambition de programmation « qualitative ».
Le passage de « Chez Ruquier » à « Chez Calvi » ne se limitera pas à un simple changement de nom : il s’agit pour le journaliste d’un nouveau challenge éditorial et personnel, après une trajectoire médiatique dense et ponctuée de changements d’antenne.
Le salaire évoqué et le contexte de son départ
Au moment de son arrivée sur LCI, Le Parisien avait publié un chiffre largement repris dans la presse : « Il était de loin le plus gros salaire de la maison. Selon nos informations, le journaliste, en CDI, touchait environ 40 000 euros brut par mois avant impôts. » Ce montant, cité dans l’article d’origine, illustre l’importance de la place qu’occupait Calvi dans certaines rédactions, mais il n’est pas directement commenté par le principal intéressé lors de la conférence.
La rentrée 2026 s’annonce donc marquée par de nombreux ajustements : Olivier Minne récupère le « Meilleur Pâtissier » sur M6, Sonia Mabrouk rejoint BFM TV en début de soirée, Camille Combal quitte NRJ, Nagui cède sa place à Maïtena Biraben sur France Inter et Flavie Flament coanime le « Mag de la santé » sur France Télévisions. Dans ce paysage mouvementé, l’arrivée d’Yves Calvi sur T18 s’inscrit comme un des transferts notables.
À quoi s’attendre pour la première saison ?
Les détails concrets de la nouvelle émission — format exact, chroniqueurs réguliers, et calendrier complet des premières émissions — n’ont pas été intégralement dévoilés lors de la conférence. La chaîne et le présentateur ont toutefois indiqué que l’émission resterait axée sur la culture et la curiosité, des axes de travail qui correspondent au profil de Calvi.
Interrogé sur son intention d’imposer sa personnalité, le journaliste a répété vouloir « simplement essayer d’être moi‑même », formule qui suggère une approche moins formatée et davantage centrée sur l’échange et l’écoute des invités.
Pour mémoire, la déclaration complète d’Yves Calvi publiée sur le fil de la conférence a été relayée sur les réseaux : « Je rejoins T18 avec beaucoup de plaisir… Je vais simplement essayer d’être moi‑même dans cette nouvelle aventure… » (tweet disponible : pic.twitter.com/EbxM3qlAyF).
Si la grille définitive et les premiers numéros seront à surveiller à la rentrée, l’arrivée d’Yves Calvi à T18 confirme une tendance : les grandes chaînes et nouvelles antennes redistribuent les cartes en quête de formats et de visages capables d’attirer un public friand de contenus culturels et de débats.


