Comment le témoignage de Coline Berry devant la commission relance le débat sur la parole des victimes et la prescription dans les affaires d’inceste

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Ce mercredi 29 avril 2026, Coline Berry a été entendue par la commission d’enquête parlementaire chargée d’évaluer le traitement judiciaire des violences sexuelles incestueuses parentales. Son audition, organisée à l’Assemblée nationale dans le cadre d’une série d’auditions consacrées au sujet, a été suivie en direct par des députés et retransmise par la chaîne parlementaire. ([assemblee-nationale.fr](https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/actualites-accueil-hub/le-traitement-judiciaire-des-violences-sexuelles-incestueuses-auditions-de-representants-des-policers-et-des-procureurs-d-associations-d-eric-d?utm_source=openai))

Un témoignage direct et marqué par les souvenirs d’enfance

Face aux parlementaires, la comédienne et scénariste — qui a parlé de son enfance comme d’un « point de départ » de violences — a livré un récit précis et chargé d’images. « Je suis née dans la violence », a-t-elle déclaré au début de son intervention, avant d’évoquer des actes et des scènes qu’elle dit avoir subis dans les années 1984-1985, alors qu’elle était mineure. Lors de son audition, elle a témoigné de « viols répétés », des souvenirs olfactifs et sensoriels qu’elle décrit comme des traces indélébiles. ([public.fr](https://www.public.fr/coline-berry-son-temoignage-glacant-sur-linceste-et-richard-berry-devant-la-commission-denquete?utm_source=openai))

Dans sa déposition, Coline Berry a évoqué aussi la place du silence familial et la difficulté à être crue. Elle a raconté avoir, enfant, tenté d’exprimer sa souffrance mais constaté que « parler ne suffit pas » lorsque sa mère confrontait le père, selon ses propos rapportés lors de l’audition. Ces éléments ont été rapportés par plusieurs comptes rendus et replays de l’Assemblée. ([assemblee-nationale.fr](https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/actualites-accueil-hub/le-traitement-judiciaire-des-violences-sexuelles-incestueuses-auditions-de-representants-des-policers-et-des-procureurs-d-associations-d-eric-d?utm_source=openai))

Contexte judiciaire et étapes procédurales

Sur le plan judiciaire, la chronologie des faits est rappelée par la presse et les décisions de justice : Coline Berry a déposé une plainte en 2021 contre son père, l’acteur Richard Berry, et contre une ancienne compagne de celui‑ci, Jeane Manson, pour des faits qu’elle situe dans les années 1984‑1985. L’enquête ouverte à la suite de ces plaintes a été classée sans suite en août 2022 pour cause de prescription. ([lemonde.fr](https://www.lemonde.fr/societe/article/2024/05/28/j-ai-fait-cette-photo-pour-ma-fille-catherine-hiegel-explique-son-temoignage-visant-richard-berry-accuse-de-violences-conjugales_6235932_3224.html?utm_source=openai))

En parallèle, la fille de l’acteur a fait l’objet d’une action en diffamation intentée par Jeane Manson. En première instance, en avril 2022, le tribunal d’Aurillac avait condamné Coline Berry pour diffamation ; cette condamnation a ensuite donné lieu à des procédures d’appel et de cassation. La Cour de cassation a annulé une condamnation en décembre 2023, et la procédure en appel a abouti, selon la presse, à une relaxe en 2024. Ces décisions constituent des étapes importantes du dossier médiatique et judiciaire qui entoure ces accusations. ([lefigaro.fr](https://www.lefigaro.fr/culture/la-condamnation-de-coline-berry-pour-diffamation-annulee-par-la-cour-de-cassation-20231205?utm_source=openai))

Lors de son audition parlementaire, Coline Berry est restée sur sa version des faits et a expliqué pourquoi elle avait souhaité prendre la parole devant les députés : pour contribuer, dit‑elle, à faire évoluer la prise en charge des victimes et la manière dont la parole des enfants est recueillie et traitée par les institutions.

Une parole inscrite dans un contexte national alarmant

Le témoignage de Coline Berry intervient dans un contexte d’attention publique renforcée sur les violences sexuelles commises contre les mineurs. Les autorités et les organismes de protection de l’enfance rappellent des chiffres inquiétants : selon des données et communications gouvernementales, environ 160 000 enfants seraient victimes de violences sexuelles chaque année en France, et le message « toutes les 3 minutes, un enfant est victime d’inceste, de viol ou d’agression sexuelle » a été fréquemment repris par des campagnes institutionnelles et des rapports destinés à sensibiliser l’opinion publique. Ces chiffres sont régulièrement cités dans les documents officiels et les campagnes de sensibilisation. ([enfance.gouv.fr](https://enfance.gouv.fr/sites/enfance/files/2023-09/DP%20Violences%20sexuelles%20faites%20aux%20enfants%20VDEF_0.pdf?utm_source=openai))

Les auditions menées par la commission parlementaire ont pour objectif d’identifier les failles du traitement judiciaire et institutionnel de ces affaires, d’améliorer la protection des victimes et d’envisager des mesures pour faciliter le recueil de la parole des enfants, la conservation des preuves et la coordination entre instances judiciaires et services sociaux.

Plusieurs députés ont salué la force du témoignage de Coline Berry et ont souligné la nécessité d’entendre d’autres témoignages similaires afin d’éclairer les travaux de la commission. D’autres intervenants auditionnés ces mêmes jours étaient des représentants d’associations, des professionnels de santé et des magistrats, dans une volonté de confronter témoignages et analyses techniques. ([assemblee-nationale.fr](https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/actualites-accueil-hub/le-traitement-judiciaire-des-violences-sexuelles-incestueuses-auditions-de-representants-des-policers-et-des-procureurs-d-associations-d-eric-d?utm_source=openai))

Sur un plan humain, le récit de Coline Berry a rappelé, dans l’hémicycle, la dimension durable des violences sexuelles sur les trajectoires personnelles : la mémoire sensorielle, la honte, la difficulté à obtenir réparation judiciaire et la quête de reconnaissance apparaissent comme des thèmes centraux de son intervention.

La commission doit poursuivre ses auditions et rendre des propositions destinées à améliorer la prise en charge des victimes mineures et le fonctionnement judiciaire autour des accusations d’inceste et de violences sexuelles parentales. Les enregistrements et comptes rendus des séances sont disponibles sur le portail de l’Assemblée nationale pour ceux qui souhaitent consulter l’intégralité des interventions. ([assemblee-nationale.fr](https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/organes/cnpe/ce-inceste-parental?utm_source=openai))

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