Aurélie Casse prendra temporairement la première partie de C à vous pendant la quinzaine du festival de Cannes, a confirmé l’information relayée par la rédaction. Ce passage de témoin concernera la période qui débute le 12 mai : Anne‑Élisabeth Lemoine cèdera le fauteuil de la première heure pour laisser la chroniqueuse assurer l’ouverture quotidienne de l’émission.
Un relais encadré par la production
Pour la quatrième année consécutive, C à vous se délocalise sur la Croisette, mais la production a prévu une organisation particulière : la première partie de l’émission restera filmée dans les studios parisiens, tandis que la suite retrouvera le plateau habituel installé à Cannes. C’est dans ce cadre logistique que les choix de présentation ont été pris, et que la direction a décidé de confier la première heure à Aurélie Casse.
Aurélie Casse, qui avait quitté C l’hebdo l’été dernier, a rapidement retrouvé une place régulière à l’antenne. Depuis la rentrée, elle présente les éditions du week‑end de C dans l’air, en complément de Caroline Roux. Arrivée chez France Télévisions en 2023, elle est aujourd’hui décrite comme l’un des visages récurrents de C à vous, ce qui a pesé dans la décision de la chaîne.
Une équipe presque inchangée, avec un ajustement
Les téléspectateurs retrouveront les chroniqueurs habituels aux côtés d’Aurélie Casse : Émilie Tran Nguyen, Louis Amar et Lorrain Sénéchal feront partie de la première heure, a précisé l’animatrice. Seul ajustement annoncé : la présence de Patrick Cohen, qui sera présent pendant les deux semaines de la quinzaine du festival.
Ce maintien de la plupart des intervenants vise à limiter les ruptures de ton entre les deux parties de l’émission et à garantir une continuité éditoriale malgré la modification du poste de présentation.
Une prise de fonction préparée et réfléchie
Aurélie Casse a exprimé sa satisfaction d’obtenir la confiance de ses responsables. « Je suis contente que mes chefs me fassent confiance. C’est un exercice que j’aime beaucoup. Je fais la première heure et Anne‑Élisabeth Lemoine fait la deuxième. C’est forcément différent de “C dans l’air”. Mais ce sont des émissions qui sont assez complémentaires », a‑t‑elle déclaré à Paris Match, cité par nos confrères.
Soucieuse de respecter le ton et le rythme de l’émission, la journaliste a expliqué qu’elle allait observer attentivement la structure et les détails qui caractérisent C à vous. « Je regarde déjà très souvent l’émission mais là, je vais porter mon attention sur la structure, la musique, tous les petits détails qui ont évolué », a‑t‑elle ajouté.
Elle a insisté sur l’importance du tempo : « Le plus important, ce sera d’avoir le bon rythme. Je pense que je vais en visionner plusieurs avec un œil différent de celui d’habitude. » Cette préparation méthodique signale la volonté d’un relais maîtrisé, destiné à limiter les effets de changement pour les téléspectateurs.
Contexte et portée du remplacement
Le dispositif annoncé reste temporaire et circonscrit à la période cannoise. Le remplacement d’Anne‑Élisabeth Lemoine par Aurélie Casse ne signifie pas de modification durable de la grille, mais s’inscrit dans une logique pratique liée à la délocalisation et à la gestion des plateaux.
Pour les habitués du programme, ce choix laisse présager une continuité d’ensemble : format, chroniqueurs et dynamiques de conversation sont maintenus, l’élément variable étant la personnalité qui ouvre la première heure. Le temps de préparation évoqué par Aurélie Casse et la présence des voix régulières visent à rassurer un public attaché à la formule.
Ce changement d’animateur interroge aussi sur les équilibres de l’antenne pendant les grands événements, lorsque les contraintes techniques ou logistiques imposent des adaptations. Ici, la solution retenue privilégie l’expérience d’une journaliste déjà familière du terrain et des formats d’information et de débat de France Télévisions.
Le remplacement sera effectif dans un peu moins d’un mois et devrait durer pendant toute la quinzaine du festival, période durant laquelle l’émission conserve son lien historique avec le marché du cinéma et l’actualité culturelle.


