Invité sur le plateau du Jet de Luxe, Jacques Legros s’est livré à un témoignage sobre et chargé d’émotion. Au-delà des sujets professionnels et des tensions évoquées avec des personnalités comme Nathalie Marquay ou de remarques sur la présence de Léa Salamé au JT de 20 heures, le journaliste a abordé un épisode profondément personnel : l’agression sexuelle dont son fils a été victime à l’âge de 7 ans.
Le récit et la chronologie des faits
Jacques Legros a donné des éléments précis sur la temporalité et le suivi judiciaire de l’affaire. « Il va avoir 21 ans en février, le procès a été rendu mais l’affaire n’est toujours pas réglée », a-t-il déclaré. Le journaliste a indiqué que les faits se seraient déroulés « chez les personnes qui le gardaient à l’époque ». Il a précisé qu’il se trouvait à Paris au moment des faits : « Moi, j’étais à Paris ».
Le père a raconté la manière dont la révélation est survenue : son fils en a parlé « à sa maman d’une façon assez directe », et sa compagne a immédiatement compris. Selon Jacques Legros, elle a pris le temps avant de l’appeler, consciente de la « violence » de sa réaction : « elle connaît ma violence : j’aurais pu prendre le premier train ou le premier avion et faire un malheur. Mon fils, il ne faut pas y toucher. » Ces phrases soulignent l’impact familial et l’urgence émotionnelle ressentie lors de la découverte des faits.
Suivi psychologique, justice et position de la famille
Le présentateur a indiqué que son fils reste suivi par des professionnels. Il a mentionné que, malgré le traumatisme, le jeune homme a poursuivi un chemin de reconstruction. Sur le plan judiciaire, Jacques Legros a rapporté que, malgré le rendu d’un procès, la situation n’était pas complètement close : « l’affaire n’est toujours pas réglée », a-t-il répété, évoquant la lenteur ou la complexité des procédures.
À propos des réactions familiales, il a expliqué que certains membres de la famille les avaient critiqués pour avoir lancé un procès. Selon lui, « c’est l’une des psychologues agréées dans l’institution qui nous a obligés à le faire ». Il ne semble pas regretter cette décision, malgré la douleur et la lenteur apparente de la justice.
La musique comme voie de reconstruction
Dans son propos, Jacques Legros a surtout insisté sur la résilience et le parcours de son fils. « Grâce à Dieu, c’est un musicien d’élite », a-t-il déclaré. Le jeune homme, toujours selon le père, est aujourd’hui à New York et prépare son entrée à Yale, « qui est l’une des plus grandes universités américaines en composition musicale ». Le présentateur souligne que la musique lui permet de s’épanouir : « Il chante, il joue du piano. La musique, c’est un pansement magnifique. Il est super équilibré et il est beau comme tout ». Ces mots dressent le portrait d’un jeune adulte engagé dans un projet artistique ambitieux malgré le passé.
Jacques Legros a aussi précisé qu’il n’avait « jamais revu l’agresseur » depuis les faits. Ce point, ainsi que la poursuite du suivi psychologique, illustre la volonté de la famille de tourner la page tout en cherchant justice et protection pour le jeune homme.
Sur le plateau, l’émotion était contenue mais palpable. Le récit de Jacques Legros mêle douleur, détermination et fierté pour le chemin parcouru par son fils. Il a tenu à mettre en lumière l’importance du soutien thérapeutique et de l’accompagnement, tout en rappelant les contraintes et frustrations liées aux procédures judiciaires.
Sans dévoiler d’autres éléments privés, le témoignage du journaliste met en avant la complexité des conséquences d’une agression sur une famille et sur la trajectoire d’une victime. Il souligne aussi le rôle que peuvent jouer la parole, le suivi professionnel et l’engagement artistique dans un processus de reconstruction.


