Jean-Jacques Goldman prouve une nouvelle fois sa discrétion et sa générosité. Bien que retiré de la scène et des feux des projecteurs, l’auteur-compositeur-interprète de 74 ans continue d’agir en coulisses pour des causes qui lui tiennent à cœur.
Un geste généreux pour le cinéma
Le 18 mars sortira en salles Police Flash 80, une comédie de Jean-Baptiste Saurel située dans l’univers des années 1980. François Damiens y incarne Yvon Kastendeuch, un policier à l’ancienne propulsé à la tête d’une unité d’élite. Audrey Lamy, Xavier Lacaille et Thomas N’Gijol figurent également au générique.
Lors de son passage sur France Inter le 11 mars, invité de Sonia Devillers, l’acteur belge a révélé un détail qui lie le film à Jean-Jacques Goldman. L’équipe du film a utilisé une chanson de Goldman dans son intégralité. Interrogé sur les droits d’auteur, François Damiens a raconté la discussion avec l’artiste : « On l’a appelé, il est très sympa, il a décroché. On lui a demandé s’il acceptait de prêter une chanson, il a dit oui ».
Concernant la rémunération, Damiens a précisé la position de Goldman : « Il a dit ‘donnez ce que vous voulez, vous le donnez à telle association mais surtout je ne veux pas qu’on sache que c’est moi’. » Ce choix illustre la volonté de l’artiste de soutenir financièrement une cause sans chercher la mise en avant personnelle.
Un engagement historique pour les Restos du Cœur
Jean-Jacques Goldman n’est pas un inconnu des actions caritatives. Dès les années 1980, il s’est impliqué aux côtés de Coluche lors de la création des Restos du Cœur. Il a composé la « Chanson des Restos » et a participé au collectif des Enfoirés, engagement qui a durablement marqué les campagnes de solidarité de l’association.
Plus récemment, un documentaire consacré à la troupe des Enfoirés doit être diffusé à la rentrée prochaine. Selon les informations relayées, après des années de silence médiatique, l’artiste prendra la parole dans ce film. Ce retour est présenté comme un rappel de son attachement à la cause, malgré son retrait de la scène depuis de nombreuses années.
Par son refus d’associer son nom publiquement à chaque geste et par son exigence de discrétion, Goldman conforte l’image d’un artiste qui privilégie l’action concrète au clinquant. Le cas rapporté par François Damiens s’inscrit dans cette continuité.
Une figure toujours présente, même dans l’ombre
Retiré de la vie publique, Jean-Jacques Goldman continue d’être perçu comme une figure majeure de la chanson française. Il est aussi évoqué comme le père de Michael Goldman, mention qui rappelle son lien personnel avec l’univers musical et médiatique.
Si l’attente d’un éventuel « come‑back » alimente régulièrement les rumeurs, les éléments partagés par François Damiens confirment plutôt la posture constante de l’artiste : il se tient en retrait, mais accepte occasionnellement de prêter ses talents pour soutenir des projets et des associations.
En somme, l’anecdote autour de Police Flash 80 illustre à la fois la popularité durable de Goldman et son refus de chercher la lumière. Son geste — permettre l’utilisation intégrale d’une chanson et orienter la rémunération vers une association, en demandant l’anonymat — renforce son image d’homme discret et généreux.


