Le tribunal correctionnel d’Angers examine depuis le lundi 9 mars 2026 une affaire de trafic de stupéfiants impliquant neuf personnes âgées de 26 à 39 ans, dont l’influenceuse connue sous le pseudonyme JustPyramid, de son vrai nom Clara Da Costa Bastos, indique un reportage d’Ouest-France. Le procès, qui doit se poursuivre jusqu’au vendredi 13 mars, vise à déterminer le rôle de chacun dans ce dossier lourd de soupçons.
Un réseau entre l’Île-de-France et l’Ouest
Selon les informations diffusées par Ouest-France, l’audience porte sur un réseau présumé d’approvisionnement et de distribution qui aurait relié la région parisienne à plusieurs villes de l’ouest de la France, notamment La Rochelle, Caen et Le Mans. L’enquête, menée par la police judiciaire d’Angers, aurait commencé après la découverte d’une transaction suspecte concernant plusieurs kilos d’une poudre présentée comme de la cocaïne.
Les éléments rassemblés par les enquêteurs auraient révélé que la marchandise saisie n’était pas de la cocaïne pure mais un mélange de caféine et d’un matériau assimilé à du plâtre, acheté chez Leroy Merlin, et commercialisé comme telle. Ce faux produit aurait été vendu pour un montant approchant 100 000 euros, d’après les sources judiciaires citées par Ouest-France.
Neuf prévenus, des rôles à préciser
Au total, neuf personnes comparaissent pour des faits présumés de trafic de stupéfiants et de participation à une association de malfaiteurs. Le frère de l’influenceuse figure parmi les prévenus, selon le même quotidien régional. L’un des principaux mis en cause conteste la version des enquêteurs et a défendu sa position devant la cour, précise Ouest-France, laissant entendre que les débats porteront notamment sur la nature exacte des prélèvements et la finalité des échanges observés.
Les audiences se déroulent tout au long de la semaine afin d’examiner en détail les responsabilités individuelles et la chronologie des faits. Les magistrats devront établir si les éléments matériels et les témoignages suffisent à caractériser une organisation structurée et une intention de commettre un trafic à grande échelle.
Répercussions médiatiques et vie privée exposée
La présence de Clara Da Costa Bastos, créatrice de contenu suivie sur les réseaux sociaux sous le nom de JustPyramid, donne une dimension médiatique supplémentaire au dossier. L’affaire intervient quelques mois après une autre polémique impliquant l’influenceuse et sa vie sentimentale, déjà largement commentée sur les réseaux.
Emma Paris, ancienne partenaire de JustPyramid, avait publiquement accusé l’influenceuse d’infidélité pendant sa détention, évoquant une relation avec une femme incarcérée pour des faits liés au terrorisme. Sur les réseaux, Emma Paris avait notamment écrit : « Lise, est une ancienne djihadiste. Une femme ayant passé 10 ans en Syrie pour suivre son mari de l’époque, radicalisée et fichée S par les services de renseignements français. Je ne comprends pas pourquoi cette femme ne se retrouve pas placée en isolement. » Ces révélations avaient alors suscité suffisamment d’émoi pour que le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, demande l’ouverture d’une enquête administrative afin de vérifier les allégations.
Depuis, les deux femmes se livrent une bataille médiatique qui a largement alimenté les commentaires en ligne. Dans le contexte du procès, cette exposition publique complique la frontière entre vie privée et procédure pénale, et rend la couverture médiatique plus attentive aux moindres éléments du dossier.
À ce stade, les faits sont examinés devant la juridiction correctionnelle et relèvent du contradictoire: les personnes mises en cause bénéficient du droit de se défendre et de contester les conclusions de l’enquête. Le déroulé des audiences devrait permettre d’éclaircir les zones d’ombre, en particulier sur la nature réelle des substances saisies et sur les connexions entre les prévenus.
Les prochains jours d’audience seront déterminants pour connaître l’ampleur réelle du réseau et les charges retenues contre chacun. Les informations rapportées ici reposent principalement sur le compte rendu d’Ouest-France, cité par les acteurs judiciaires et médiatiques locaux.


