Le vidéaste Nasdas, l’une des figures les plus suivies de la communauté francophone sur Snapchat, a annoncé vendredi devoir interrompre son jeûne du Ramadan pour « raisons médicales ». Originaire de Marseille et âgé de 29 ans, il a choisi la transparence afin d’éviter les polémiques et les jugements de certains internautes.
L’annonce et les mots du principal intéressé
Dans une série de stories publiées ce vendredi, Nasdas a expliqué qu’un rendez-vous médical venait de lui imposer « un lourd traitement (…) en urgence (…) à prendre pendant 21 jours. Ou peut-être, et sûrement, plus ». Il a précisé qu’il ne pouvait pas reporter ce traitement « au 19 mars prochain » et que, par conséquent, il était dans l’incapacité de poursuivre le Ramadan, alors qu’il restait encore « deux bonnes semaines » à accomplir.
Soucieux d’anticiper les critiques, le créateur de contenu a justifié son choix en ces termes : « Avant que des mauvaises langues se mettent à parler, parce que dans ce bas monde, on se justifie auprès des êtres humains. Aujourd’hui, je n’ai pas fait le ramadan. Malheureusement, j’ai appris que je ne pourrais pas finir le ramadan cette année ». Il a demandé à ses abonnés de ne pas le juger s’ils le voyaient « boire un verre d’eau pendant le ramadan ».
Pourquoi interrompre le jeûne ? Ce que l’on sait (et ce qui n’est pas précisé)
Nasdas explique que la décision émane de son médecin et qu’il s’agit d’un traitement de fond qu’il ne peut pas différer. Il n’a pas divulgué la nature du problème de santé ni les médicaments prescrits. Le vidéaste a exprimé sa contrainte sans entrer dans les détails médicaux, ce qui laisse subsister une part d’incertitude sur l’origine exacte de ce traitement.
Plusieurs internautes ont noté une perte de poids apparente chez Nasdas ces dernières semaines. Le principal intéressé n’a pas commenté ces observations, se concentrant sur l’explication médicale de son arrêt du jeûne et sur la nécessité de suivre le protocole prescrit par son médecin.
Sur le plan religieux, il a indiqué son intention de « rattraper » les quinze jours de Ramadan restants une fois son traitement terminé. Cette position est conforme aux usages : lorsqu’un jeûne est interrompu pour des raisons de santé, il est courant de le compenser ultérieurement, selon les préconisations individuelles et religieuses.
Réactions et contexte numérique
Nasdas, qui a bâti une large audience sur Snapchat, craignait que son absence de jeûne n’attire des critiques publiques. Ce souci d’anticipation explique en partie sa volonté d’annoncer la situation rapidement et de façon transparente via ses stories, plutôt que de laisser circuler des rumeurs.
La publication a été relayée sur d’autres comptes et a suscité des commentaires variés, mêlant soutien, interrogations et constats sur son état apparent. Un message partagé sur les réseaux reprend le contexte de l’annonce avec des hashtags et une image : « Nasdas obligé de se justifier à l’avance pour éviter toute polémique. À cause d’un problème de santé et d’un traitement lourd, il ne pourra pas finir son ramadan. #Nasdas #jeremstar #influenceurs #Dubaï #teamnasdas #Poupetekenza #TBT9 pic.twitter.com/6AA0k9eiJI ».
Cet extrait résume la circulation de l’information sur les plateformes sociales et illustre la rapidité avec laquelle une nouvelle personnelle devient un sujet public lorsque l’auteur compte des millions d’abonnés.
Ambivalence entre vie privée et visibilité
Le cas de Nasdas met en lumière la tension entre la protection de la vie privée et l’exposition inhérente au statut d’influenceur. S’il a choisi de communiquer, c’est pour maîtriser le récit et éviter les interprétations hâtives. Il n’a toutefois pas souhaité partager d’éléments cliniques précis, décision compréhensible au regard du caractère intime des informations médicales.
Pour l’heure, la suite dépendra de l’évolution de son traitement et de son état de santé. Nasdas a assuré qu’il respecterait son traitement et qu’il compenserait les jours de jeûne manqués ultérieurement, une promesse qui conclut son message sans entrer dans d’autres détails.
La communauté attend désormais des nouvelles, tout en respectant la discrétion choisie par le créateur de contenu.


