Quentin Griffiths, cofondateur du site de mode en ligne Asos, est décédé à l’âge de 58 ans en Thaïlande, après une chute depuis le balcon de son appartement au 17e étage d’un immeuble de Pattaya, ont indiqué plusieurs médias, dont le Daily Mail. Les secours ont retrouvé son corps au pied du bâtiment dans des circonstances que la police locale qualifie encore d’inexpliquées.
Les premières constatations de la police
Selon les informations rapportées, les premiers intervenants n’ont relevé aucun signe de lutte ni de désordre à l’intérieur de l’appartement. Les autorités ont toutefois précisé qu’elles n’excluaient pas formellement la piste criminelle et attendent les résultats d’une autopsie qui, selon elles, pourrait prendre plusieurs mois.
Une source proche de la famille a dit au Daily Mail que l’expression « circonstances suspectes » avait été employée, sans qu’aucune certitude n’ait été établie à ce stade. Les enquêteurs devraient s’appuyer sur l’examen médico-légal et les témoignages pour préciser les conditions exactes du décès.
Itinéraire d’un entrepreneur de la mode en ligne
Quentin Griffiths avait cofondé Asos en 2000 aux côtés de Nick Robertson et Andrew Regan. La plateforme est rapidement devenue un acteur majeur du prêt-à-porter sur Internet, pesant plusieurs milliards de livres sterling. Dans la trajectoire de l’entreprise, les collections d’Asos ont conquis un public large et certaines pièces ont même été portées par des personnalités comme la princesse de Galles et Michelle Obama, précisait le texte d’origine.
Ancien cadre dans la publicité, Griffiths avait quitté son poste de directeur marketing en 2005. Il avait néanmoins conservé des actions et en avait cédé une partie à différentes reprises, réalisant des plus-values importantes : la cession d’actions de 2010 lui aurait rapporté 15 millions de livres, puis d’autres revenus notables en 2013.
Une vie personnelle marquée par des tensions et des procédures
Installé en Thaïlande depuis environ 2007, Quentin Griffiths était père de trois enfants. Après un premier divorce, il avait épousé une ressortissante thaïlandaise avec qui il a eu un fils et une fille, avant que le couple ne se sépare.
Ces dernières années, sa vie personnelle avait été entachée de différends juridiques. Le décès intervient alors qu’il était impliqué dans un conflit avec son ex-épouse thaïlandaise, accusée, selon les éléments rapportés, d’avoir détourné 500 000 livres d’une entreprise qu’ils géraient en commun. L’année précédente, il aurait été interrogé par la police au sujet d’accusations de falsification de documents portant sur la vente de terrains et de parts de sociétés, accusations qu’il avait niées avant d’être remis en liberté. Selon le récit initial, l’enquête restait en cours au moment du décès.
Ces procédures ajoutent une dimension privée aux circonstances déjà tragiques de son décès, mais il convient de rappeler que plusieurs éléments restent à confirmer par l’enquête officielle et l’autopsie.
Réactions et incertitudes
Peu d’informations officielles ont été diffusées publiquement au moment où les faits ont été relatés. Les autorités thaïlandaises sont chargées de mener les investigations, et les résultats des examens médico-légaux détermineront notamment si la chute est d’origine accidentelle, volontaire ou si une tierce personne est impliquée.
La disparition de Quentin Griffiths laisse une empreinte contrastée : d’un côté, l’image d’un entrepreneur qui a contribué à l’essor d’un mastodonte de la mode en ligne ; de l’autre, une période récente marquée par des conflits personnels et judiciaires. Pour l’heure, faute de conclusions officielles, beaucoup d’éléments demeurent incertains.
La famille et les proches, ainsi que la communauté professionnelle, attendent désormais les conclusions de l’enquête pour faire la lumière sur cet événement tragique.


