Chilavert visé pour des propos jugés homophobes contre Mbappé après la défense de Prestianni : réactions, enquêtes et risques de sanction

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José Luis Chilavert, ancien gardien paraguayen, s’est attiré de nouvelles critiques après des déclarations tenues sur les ondes de Radio Rivadavia. En voulant défendre le jeune Argentin Gianluca Prestianni, accusé d’avoir proféré des propos racistes à l’encontre de Vinicius Junior lors du match de Ligue des champions Benfica–Real Madrid du 17 février, le sexagénaire a lui‑même franchi plusieurs lignes rouges.

La prise de parole et les attaques contre Mbappé

Interrogé sur l’affaire Prestianni, Chilavert a affirmé sa solidarité avec le joueur argentin et a mis en cause Vinicius. « Je suis solidaire de Prestianni. Vinicius est le premier à insulter tout le monde. Vous avez vu les images où on le voit dire à Prestianni : ‘lâche, lâche !’ », a‑t‑il déclaré sur Radio Rivadavia, selon le quotidien argentin Olé qui a relayé l’entretien.

Dans la même intervention, l’ancien international a ensuite ciblé Kylian Mbappé. « De tous les joueurs, Mbappé ! Il parle de valeurs et vit avec une personne transgenre, ce n’est pas normal. Chacun fait ce qu’il veut de sa vie, mais ce n’est pas normal qu’un homme vive avec une personne transgenre, c’est le rôle d’une femme », a‑t‑il ajouté, citant ses convictions personnelles sur la question de genre.

Souvenirs personnels et vocabulaire controversé

Chilavert n’a pas limité son intervention à la défense de Prestianni. Il est aussi revenu sur les insultes racistes dont il dit avoir été victime au cours de sa carrière. « Quand je jouais à Saragosse, ils me criaient ‘Indien’, ‘Sud‑Américain’, ‘immigré clandestin’ et je continuais à jouer… », a‑t‑il relaté, avant d’évoquer la réaction présumée de Vinicius face à l’arbitre.

Le gardien paraguayen a raconté une scène où, selon lui, Vinicius se serait plaint à l’arbitre après avoir été traité, d’après Chilavert, de « pédale ». « Vous avez vu la vidéo de Vinicius courant dire à l’arbitre, comme s’il était un professeur : ‘ce garçon m’a dit que j’étais une pédale’. C’est là qu’on réalise que tous les moules ont été brisés, à cause de la FIFA qui a mal utilisé ce message », a‑t‑il déclaré.

Des propos qualifiés d’homophobes

En défendant Prestianni, Chilavert a tenu des propos qui ont été largement présentés comme homophobes. « Je défendrai toujours Prestianni, et il ne devrait pas se laisser faire. Ils doivent protéger le garçon, alors pourquoi sanctionneraient‑ils Prestianni ? Une telle sanction donnerait l’impression que la communauté LGBTQ+ est un modèle à suivre, ce qui est faux ! », a‑t‑il lancé.

Il a ensuite résumé sa vision du football en termes genrés. « Pour moi, le football est un terrain de jeu réservé aux hommes, des hommes qui autrefois se disaient toutes sortes de choses. Depuis l’ajout de micros et de caméras, le football est devenu efféminé », a‑t‑il affirmé, estimant que les évolutions de communication dans le sport modifiaient les comportements sur le terrain.

Ces déclarations, telles que rapportées par Olé, s’inscrivent dans le cadre d’un débat plus large sur les comportements et les sanctions dans le football professionnel. Elles ont relancé les discussions autour du respect, des violences verbales et de la manière dont les instances sportives traitent ces sujets.

Contexte et suite incertaine

Le point de départ de cette polémique reste l’accusation portée contre Gianluca Prestianni, évoquée après le match Benfica–Real Madrid du 17 février en Ligue des champions. Les détails factuels sur les propos reprochés à Prestianni et les éventuelles sanctions relèvent des enquêtes en cours et des décisions des instances compétentes.

En prenant la défense de Prestianni, Chilavert a élargi le débat en mêlant souvenirs personnels, critiques contre la FIFA et jugements sur la vie privée de joueurs contemporains. Ses déclarations ont été qualifiées de polémiques et suscitent des réactions variées, même si cet article ne rapporte pas de réponses officielles de la part des intéressés ou des fédérations.

La diffusion de l’entretien sur Radio Rivadavia et la reprise par le média Olé assurent une large visibilité à ces propos. Reste à voir si cette prise de position de José Luis Chilavert entraînera des suites disciplinaires ou professionnelles, ou si elle restera un épisode dans la suite plus vaste des débats sur le respect et l’inclusion dans le football.

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