Sarah Bouhaddi est l’une des figures les plus marquantes du football féminin français. Réputée pour son sang-froid et son exigence, elle a longtemps occupé le poste de gardienne de but de l’équipe de France et a construit un palmarès reconnu. Sacrée meilleure gardienne du monde à quatre reprises — en 2016, 2017, 2018 et 2020 —, elle impose sur le terrain une présence et une rigueur qui ont façonné son image de compétitrice acharnée.
Un message intime publié sur Instagram
Ce mardi 17 février 2026, Sarah Bouhaddi a quitté le registre strictement sportif pour partager une annonce profondément personnelle. Sur Instagram, la joueuse a publié une photo en noir et blanc accompagnée d’un message au ton douloureux concernant ses parents.
Elle y écrit notamment : « En novembre 2025, tu nous as quittés, papa ». Puis, plus loin, elle ajoute : « En février 2026, on nous annonce que ta maladie, maman, a pris le dessus sur toi. » Ces lignes, simples mais lourdes de sens, dévoilent la double épreuve que traverse l’ancienne internationale en quelques mois.
Trois mois après la disparition du père, la santé de la mère se dégrade
Le message précise l’enchaînement des événements : le décès du père en novembre 2025, suivi, trois mois plus tard, d’une aggravation notable de l’état de santé de sa mère. Toujours dans sa publication, Sarah Bouhaddi rend hommage à la ténacité de sa mère : « Cela fait 3 ans que nous nous battons, et surtout toi, pour la repousser le plus loin possible. Tu m’as montré de qui je tiens un mental et une force incroyables. »
Elle conclut sa déclaration publique sur une note de foi et de résignation : « Aujourd’hui, nous allons continuer à profiter de chaque minute ensemble, jusqu’à ce que Dieu décide de ton dernier jour. Il n’y a que Lui qui décide. » Ces mots traduisent la volonté de profiter du temps qui reste, tout en faisant face à une réalité douloureuse.
Une athlète au mental forgé sur les terrains
Pour celles et ceux qui suivent la carrière de Sarah Bouhaddi, son évocation du « mental » et de la « force » ne surprend pas. Depuis ses débuts, la gardienne a souvent été présentée comme une joueuse au caractère affirmé, capable d’encaisser les critiques et de répondre sur le terrain. Sa réputation repose autant sur ses performances que sur son tempérament, qui lui a permis d’exceller au plus haut niveau.
Aujourd’hui, le combat de Sarah n’est plus celui des stades. Il se déroule hors des projecteurs, dans l’intimité familiale et face à la maladie. Pourtant, sa publication montre que la détermination qui a marqué sa carrière reste intacte : elle choisit d’affronter cette période avec lucidité et ferveur, en rendant hommage à la résistance de sa mère.
Ce partage public intervient alors que la gardienne traverse une période particulièrement éprouvante. En rendant ses émotions visibles, elle donne aussi une forme de voix à ceux qui vivent des situations similaires, sans pour autant donner de détails médicaux supplémentaires dans sa publication.
Respect et discrétion autour d’un moment difficile
La nature intime de l’annonce impose une certaine pudeur dans le traitement médiatique. L’élément factuel — date du message, décès du père en novembre 2025 et aggravation de la maladie de la mère en février 2026 — est suffisamment grave et précis pour être relayé. En revanche, Sarah Bouhaddi n’a pas détaillé l’état clinique de sa mère ni les circonstances exactes entourant le décès de son père, et ces éléments doivent rester dans le champ privé à moins d’une nouvelle communication de sa part.
Sa publication sur Instagram, réseau qu’elle utilise pour des annonces à la fois sportives et personnelles, a donc valeur d’aveu et d’appel à la compassion sans autres précisions.
En cette fin d’hiver 2026, la gardienne, reconnue pour son professionnalisme sur le terrain, traverse une épreuve humaine majeure. Sa prise de parole publique rappelle que derrière la carrière et les trophées se trouvent des histoires familiales et des moments de vulnérabilité qui touchent toute personne, quelle que soit sa notoriété.


