La famille de Robert Duvall a annoncé le décès de l’acteur américain ce lundi 16 février 2026. Âgé de 95 ans, Robert Selden Duvall est mort « paisiblement chez lui, entouré d’amour et de réconfort », a écrit son épouse, Luciana Duvall, dans un message publié sur Facebook.
Une carrière au long cours et des rôles qui ont marqué le cinéma
Né le 5 janvier 1931 à San Diego, fils d’un officier de la marine, Robert Duvall s’est très tôt tourné vers le théâtre avant de percer à la télévision puis au cinéma. Il tient son premier rôle notable au grand écran en 1962, dans To Kill a Mockingbird (paru en français sous le titre Du silence et des ombres), où il interprète Boo Radley.
Au fil des décennies, Duvall a multiplié les rôles marquants et les collaborations avec des cinéastes et des interprètes de premier plan. Il est notamment devenu mondialement connu pour son rôle de Tom Hagen, l’avocat de la famille Corleone, dans Le Parrain (1972) et Le Parrain, 2e partie (1974) de Francis Ford Coppola, aux côtés d’Al Pacino et de Marlon Brando.
Il a ensuite incarné le lieutenant-colonel Bill Kilgore dans Apocalypse Now (1979), un personnage devenu iconique du film de Coppola sur la guerre du Vietnam. Duvall a aussi été à l’affiche d’œuvres diverses, parmi lesquelles M*A*S*H, The Great Santini et bien sûr To Kill a Mockingbird, montrant une gamme d’interprétations saluée par la critique et le public.
Reconnu par l’industrie, il a reçu plusieurs nominations aux Oscars au cours de sa carrière. En 1984, il remporte l’Oscar du meilleur acteur pour son interprétation dans Tender Mercies, performance qui achève de consolider son statut de comédien majeur du cinéma américain.
Les mots de sa compagne Luciana
La déclaration de Luciana Duvall, publiée le 16 février 2026 sur les réseaux sociaux, rend compte d’une fin de vie entourée. « Hier, nous avons dit au revoir à mon mari bien-aimé, ami chéri, et l’un des plus grands acteurs de notre époque. Bob est décédé paisiblement chez lui, entouré d’amour et de réconfort », a-t-elle écrit.
Elle a ajouté une évocation personnelle du comédien et de l’homme : « Pour le monde, il était un acteur oscarisé, un réalisateur, un conteur. Pour moi, il était tout simplement tout. Sa passion pour son art n’avait d’égale que son amour profond pour les personnages, un bon repas, et tenir la cour. Pour chacun de ses nombreux rôles, Bob a tout donné à ses personnages et à la vérité de l’esprit humain qu’ils représentaient. Ce faisant, il nous laisse à tous quelque chose de durable et d’inoubliable. »
Ces mots, empreints d’affection, soulignent la place centrale de Duvall dans la vie personnelle de sa compagne et rappellent l’empreinte laissée par ses rôles au fil de plus d’un demi-siècle de carrière.
Un héritage artistique solide
Au regard de sa filmographie, Robert Duvall laisse derrière lui une carrière riche et variée. Son jeu, souvent décrit comme discret mais intense, a permis à des personnages secondaires comme principaux de marquer durablement la mémoire collective du cinéma.
De ses débuts sur les planches à la consécration hollywoodienne, il a fait preuve d’une fidélité à un art centré sur l’authenticité des interprétations. Les films qui ont jalonné sa trajectoire — Le Parrain, Apocalypse Now, Tender Mercies, To Kill a Mockingbird, The Great Santini, M*A*S*H — témoignent de son éclectisme et de son influence sur plusieurs générations d’acteurs et de cinéastes.
La disparition de Robert Duvall marque la fin d’une époque pour le cinéma américain. Sa carrière, saluée par la critique et par de nombreuses récompenses, restera un point de référence pour ceux qui étudient ou admirent le jeu d’acteur et la narration cinématographique du XXe siècle et au-delà.


