Le 11 février 2026, Julia Simon est devenue championne olympique de biathlon sur l’épreuve individuelle (15 km) des Jeux de Milan‑Cortina. À 29 ans, la Française, déjà auréolée d’un titre avec le relais mixte, a livré une prestation maîtrisée sur les skis et au pas de tir, dominant notamment sa compatriote Lou Jeanmonnot, médaillée d’argent.
Une victoire sportive marquée par l’émotion
Sur le parcours combinant ski de fond et tirs de précision, Simon a signé une course sans concession. Sa technique et son sang‑froid ont suffi pour s’imposer face à la concurrence, ajoutant une médaille individuelle à un palmarès déjà riche. À l’arrivée, le geste a parlé : l’athlète a posé l’index sur ses lèvres, un signal interprété comme une demande de silence à l’adresse de ceux qui l’ont interrogée sur sa vie hors du pas de tir.
Au micro d’Eurosport, juste après son sacre, elle n’a pas caché sa lassitude. « Ce que j’aimerais maintenant, c’est qu’on me foute la paix », a‑t‑elle lancé, avant d’ajouter : « J’ai encore lu des choses hier soir qui ne font pas plaisir. Je pense que j’avais ma place, et déjà avant. […] Je pense que je n’ai plus rien à prouver à personne, maintenant j’aimerais qu’on me laisse faire mon biathlon. » Ces mots, crus et directs, ont retenu l’attention presque autant que la performance sportive.
Une saison perturbée par une affaire extra‑sportive
La réaction de la biathlète s’explique par des mois récents difficiles. En octobre 2025, Julia Simon a été condamnée par le tribunal correctionnel d’Albertville à trois mois de prison avec sursis et à 15 000 € d’amende pour avoir utilisé sans autorisation les cartes bancaires d’une coéquipière, Justine Braisaz‑Bouchet, et d’une kinésithérapeute. Cette condamnation a entraîné une suspension administrative prononcée par la commission de discipline de la Fédération française de ski, retardant le début de sa saison.
Malgré ces déboires judiciaires et la pressurе médiatique qui a suivi, Simon a maintenu son niveau sur la scène internationale. À Milan‑Cortina, elle a d’abord contribué au succès du relais mixte, décrochant l’or avant de viser la victoire en individuel. Sa détermination en course témoigne d’un recentrage sur l’essentiel : la pratique et la compétition.
Ce que veut retenir l’athlète
La championne a demandé que l’on cesse de faire de sa vie privée un sujet principal. « Si vous voulez parler de ragots, passez votre chemin », a‑t‑elle encore déclaré après son triomphe, marquant sa volonté de voir l’attention médiatique recentrée sur ses performances sportives plutôt que sur les aspects judiciaires de son actualité.
Au sein de l’équipe, Julia Simon a assuré que la page avait été tournée. Reste que la polémique a jeté une ombre sur un moment de gloire. Pour ses partisans, la victoire de Milan‑Cortina est une revanche sportive sur des mois de turbulence. Pour ses détracteurs, les questions extra‑sportives persistent.
Sur le plan strictement sportif, son succès confirme toutefois sa place parmi les meilleures biathlètes du moment. La course du 15 km montre qu’elle sait faire abstraction du tumulte extérieur quand il s’agit de performer. À 29 ans, elle ajoute à son palmarès une victoire olympique individuelle qui marquera sa carrière.
La tonalité des déclarations publiques de Julia Simon et la gravité des faits retenus par la justice rendent la suite de sa trajectoire personnelle et sportive particulièrement surveillée. Pour l’heure, c’est sa médaille d’or à Milan‑Cortina qui retiendra l’attention, accompagnée d’un message clair : elle demande à être jugée sur ses résultats, et non sur les scandales qui l’ont entourée ces derniers mois.


