Influenceuse suivie par 1,9 million de personnes sur Instagram, Paola Locatelli poursuit une carrière commencée très tôt. Ce mercredi 11 février 2026, elle figure à l’affiche du second volet du film LOL, signé Lisa Azuelos. En marge de cette sortie, la jeune femme a diffusé le 4 février le deuxième épisode de son podcast Sipsters, dans lequel elle revient longuement sur son adolescence.
Un témoignage sur l’hypersexualisation
Dans cet épisode, Paola Locatelli, aperçue également dans la série Jusqu’ici tout va bien, de Nawell Madani, aborde un sujet sensible : l’hypersexualisation dont elle dit avoir été victime à l’adolescence. « Quand j’avais 14-15 ans, je ne me rendais pas compte à quel point j’étais hypersexualisée par les hommes », confie-t-elle.
Elle raconte avoir reçu des DM — c’est‑à‑dire des messages privés sur les réseaux sociaux — de la part de nombreux hommes, « par tous les footballeurs, même des acteurs… ». Paola souligne l’ampleur de ces sollicitations et ajoute, sans nommer personne : « Si je dis les noms, je peux tuer des carrières ».
Regard rétrospectif et conséquences personnelles
Désormais âgée de 21 ans, l’influenceuse analyse son vécu avec lucidité et distance. En se regardant à 14 ans, elle dit aujourd’hui n’y voir « qu’un bébé Cadum ». Elle revient sur sa puberté et le changement de regards qu’elle a subi : « Du jour au lendemain, j’ai eu de la poitrine. Là ça a vraiment commencé, la puberté, les regards. (…) Je ne me rendais pas compte à quel point j’étais hypersexualisée par des hommes plus âgés que moi. (…) J’avais besoin de leur validation. (…) Je disais les filles trop drôle ce mec‑là m’a draguée. Avec du recul, maintenant ça me dégoûte ».
Paola n’hésite pas à qualifier certains comportements d’adultes : « C’étaient des pédophiles », affirme‑t‑elle, estimant que des hommes plus âgés ont profité de sa vulnérabilité d’adolescente. Elle refuse toutefois d’énoncer des noms, évoquant le pouvoir dévastateur que pourraient avoir de telles révélations.
Ce que prévoit la loi
Au‑delà du témoignage personnel, la question renvoie à un cadre juridique. La loi prévoit des sanctions pénales à l’encontre des adultes qui sollicitent sexuellement des mineurs de moins de quinze ans par voie électronique. Ces faits sont passibles de peines de prison et d’amendes, lesquelles sont nettement alourdies lorsque les échanges débouchent sur une rencontre physique.
Paola Locatelli a choisi de partager son expérience publiquement via son podcast. Son récit alimente le débat sur la protection des mineurs en ligne et sur la responsabilité des adultes face à des jeunes exposés aux réseaux sociaux.
Alors que le film LOL 2 sort ce 11 février et que ses projets multiplient les apparitions, la jeune femme, toute récente dans ses déclarations, entretient désormais un discours de mise en garde et de mise en perspective de son passé.


